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Le dossier nucléaire iranien et la coopération au sein de l'ONU et de l'OCS au menu des entretiens Poutine-Jintao

 

MOSCOU, 21 mars - RIA Novosti. Durant leurs entretiens les présidents russe et chinois se pencheront sur le dossier nucléaire de l'Iran et envisageront la coopération de la Russie et de la Chine à l'ONU et au sein de l'Organisation de coopération de Shanghai, a annoncé l'assistant du chef de l'Etat russe, Sergueï Prikhodko.

Ce sera la première rencontre cette année de Vladimir Poutine et de Hu Jintao, a relevé Sergueï Prikhodko en ajoutant qu'en 2005 les dirigeants de la Russie et de la Chine s'étaient rencontrés à quatre reprises.

Jamais encore les relations russo-chinoise ne s'étaient situées à un niveau aussi élevé, a indiqué l'assistant du président.

"La Chine est un acteur de plus en plus présent sur la scène internationale et plus particulièrement à l'ONU".

"Si auparavant la Chine manifestait de la pusillanimité à faire connaître son point de vue sur des questions ne la touchant pas directement, maintenant elle le fait avec toujours plus de force. Par exemple, en ce qui concerne le dossier nucléaire iranien jusqu'ici la Chine est restée en retrait des débats mais elle a néanmoins soutenu l'idée d'implanter en Russie un centre d'enrichissement d'uranium", a fait remarquer Sergueï Prikhodko.

"Les parties russe et chinoise coordonnent leurs positions sur cette question. Si, Dieu nous en garde, le dossier était transmis au Conseil de sécurité de l'ONU... beaucoup de choses dépendraient alors de la position de la Chine", a indiqué Sergueï Prikhodko.

L'assistant du chef de l'Etat russe a également annoncé que la situation en Afghanistan, au Proche-Orient et dans la péninsule de Corée ainsi que la coopération en Asie centrale figuraient à l'ordre du jour du sommet russo-chinois.

Interrogé sur la question de savoir si l'immigration illégale de Chine vers la Russie serait abordée, Sergueï Prikhodko a répondu: "Les Chinois n'encouragent pas l'immigration de la main-d'oeuvre. Il n'y a pas d'expansion chinoise. Si un ressortissant chinois arrive en Russie avec un visa touristique et reste travailler dans notre pays, cette question relève surtout des autorités régionales. Vous conviendrez qu'un Chinois passe difficilement inaperçu dans la rue et qu'il est facile de lui demander ses papiers pour vérifier s'il est en situation illégale ou non", a indiqué l'assistant du président russe. Ce problème ne se situe pas au niveau fédéral. Il montre seulement que certains services locaux d'immigration et d'enregistrement sont gangrenés par la corruption

 

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