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Asie Centrale
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18/01/2006 21:11:18
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La Russie vue par la presse d’Asie centrale (10 janvier 2006)
La Russie voit ses intérêts économiques souvent diverger avec ceux des pays centrasiatiques, alors qu’un discours d’amitié cordiale au niveau politique se répand dans le même temps. Des tensions existent, mais en ce début d’année, les journaux sont à priori tous d’accord sur le fait d’accorder au retour de la Russie en Asie centrale la une de la rétrospective 2005.
Kazakhstan L'affrontement des intérêts de la Russie et du Kazakhstan dans le secteur pétrogazier est l'un des thèmes les plus débattus dans les médias. Selon la presse, les projets indépendants du Kazakhstan provoquent le mécontentement de Moscou qui n'est pas disposé à lâcher un seul des "leviers de pression". Les journalistes constatent qu'il est peu probable que la Russie renonce aux bons rapports de partenariat avec le Kazakhstan et que pour cette raison il lui faudra bien tenir compte des intérêts d'Astana. "Actuellement, on observe une certaine tension dans les négociations kazakho-russes au sujet de l'augmentation des capacités du Consortium pipelinier de la Caspienne. Le Kazakhstan souhaiterait accroître l'extraction et les exportations de brut vers l'Occident. Ce que ne veulent pas les sociétés pétrogazières russes parce qu'elles aussi extraient davantage de pétrole. En outre, elles souhaitent naturellement jouir entièrement du monopole des exportations de ressources énergétiques des pays de l'ancienne Union soviétique vers l'Europe occidentale... Le Kazakhstan est actuellement l'un des rares Etats post-soviétiques avec lesquels la Russie n'a pas de problèmes. Par conséquent, on ne voit pas quel esprit machiavélique la pousserait à en créer (Navigator-II, 21.12). Kirghizie De l'avis des médias, l'événement majeur de l'année qui s'en va est le "retour" de la Russie en Asie centrale. "La stratégie de la Russie consistant à accorder un soutien conditionnel aux régimes politiques en place dans la région s'est avérée plus opérante et plus demandée que la stratégie des Etats-Unis qui avaient misé sur la "démocratisation". En tenant compte au maximum des intérêts américains, les dirigeants des Etats centrasiatiques ont été soumis à une formidable action déstabilisante sous forme de tentatives de "démocratiser" les régimes politiques et de légaliser l'opposition. Les régimes politiques centrasiatiques ont fait volte-face vers la Russie et rétablissent leurs rapports avec Moscou. La Russie est effectivement disposée à venir en Asie centrale avec des investissements et des projets publics, elle est prête à assurer la sécurité et la souveraineté des Etats nationaux en cours de formation, à conclure des accords sur des rapports d'alliés, à livrer des armes et des matériels de guerre" (Obchtchestvenny reïting, 21.12). De nombreux titres attirent l'attention sur les difficultés auxquelles le capital russe se heurte dans la pénétration du marché kirghiz. Une thèse identique est développée par l'ambassadeur de Russie en Kirghizie, E.Chmarguine, dans une déclaration reprise dans la presse. "Le business privé russe éprouve des difficultés en Kirghizie. Les événements du mois de mars ont eu de dures répercussions sur tous les hommes d'affaires. C'est la raison pour laquelle maintenant les entrepreneurs russes regardent la Kirghizie avec réticence" (Gazeta. KG, 20.12). Ouzbékistan En méditant sur la coopération et la rivalité de la Russie et de la Chine en Asie centrale, la presse attire de plus en plus fréquemment l'attention sur le heurt des intérêts économiques de la Russie et des pays asiatiques alors qu'extérieurement ils affichent un accord politique. Elle souligne que l'intérêt des puissances pour la région ne cessera de croître. "L'Asie centrale ne doit pas s'attendre à ce que faiblisse l'intérêt que la Russie et la Chine portent à ses ressources. D'ailleurs, une autre puissance, l'Inde, s'y intéresse beaucoup ces derniers temps. Et tout comme la Chine verrait d'un mauvais oeil une extension de l'influence de la Russie dans les anciennes républiques soviétiques, Moscou appréhende de voir ces pays tomber dans le "giron" de la Chine. Par conséquent, les relations entre la Chine et la Russie dans la région sont réglementées par ces facteurs dissuasifs interdisant une immixtion imprudente dans les processus qui se déroulent en Asie centrale et la gestion de ses ressources. L'unanimité totale entre la Russie et la Chine quant à la question de tenir les Etats-Unis éloignés de la région ne fait que renforcer ce facteur" (TRIBUNE-uz, 26.12). La signature de l'accord sur la livraison à l'Iran de 29 missiles sol-air Tor-M1 a été accueillie favorablement. "Au cours des 60 dernières années les Etats-Unis sont entrés en guerre contre la Corée du Nord, le Vietnam, le Liban, la Grenade, Panama, l'Irak, la Somalie, la Yougoslavie, l'Afghanistan... Jamais contre l'Iran... Alors, qui est l'agresseur dans la balance de l'histoire mondiale?.. Comment se protéger contre des dangers qui, par exemple, sont en permanence dirigés contre Téhéran ou Pyongyang? On souhaite involontairement posséder une "bombinette". Personne ne montrera le poing aux pays qui en détiennent une" (Vesti.uz, 21.12). Tadjikistan La thèse concernant les besoins de la Russie en main-d'oeuvre immigrée est étayée dans la presse qui site les propos d'un représentant de la fondation russe Novaïa Evrazia (Eurasie nouvelle). Cet organisme a élaboré un programme destiné à régler les problèmes de la migration dans les régions russes et les pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI). La première étape du programme sera réalisée au Tadjikistan, en Kirghizie et au Kazakhstan. "Les travailleurs émigrés ne constituent pas un fardeau et la Russie n'est pas une mauvaise mère pour les émigrés des pays de la CEI... Nous voulons, conjointement avec la partie russe, entretenir l'activité des centres dit d'assistance juridique, médicale et autre aux immigrés" (Avesta, 23.12). Russian News and Information Agency. Copyright @ 2005
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REGARDS SUR L'ASIE CENTRALE
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Enjeux sécuritaires américains: la nouvelle doctrine de souveraineté limitée[Les violences à Andijan ont eu de profondes conséquences, non seulement pour la politique intérieure et la politique étrangère de l'Ouzbékistan mais aussi pour la rivalité entre zones d'influences des grandes puissances en Asie Centrale.]
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