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Lettre d'information

 

 

Revue de Presse : la Russie vue par les journaux d’Asie Centrale (09 juin 2006)

 

KAZAKHSTAN

L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) peut devenir une alternative à l'OTAN, si Moscou et Pékin arrivent à définir les limites de leur zones d'influence en Asie Centrale et du Sud, selon les experts. "Les États-Unis étaient hostiles à la construction d'une usine d'enrichissement d'uranium en Russie et ils sont contre l'adhésion de l'Iran à l'OCS... La menace pesant sur les intérêts américains devient sérieuse compte tenu de la Chine et de l'OCS. L'existence de la base militaire américaine en Kirghizie ne tient qu'à un cheveu et tout le monde le comprend. Les Chinois ont assez de ressources pour offrir à Kourmanbek Bakiev une alternative à l'allégeance aux États-Unis... L'OCS peut être une alternative réelle à l'OTAN, aux États-Unis et à toutes les valeurs occidentales" (Gazeta.kz, 01.06).

 

KIRGHIZIE

Le renforcement de l'OCS augmente l'influence de la Russie dans la région, ce qui doit rapprocher davantage Moscou et Bichkek, affirment les médias. L'intensification de la coopération avec la Russie améliorera l'image politique de la Kirghizie et permettra la renaissance de l'économie nationale, parce que le Kremlin ne considère pas la Kirghizie comme une source de matières premières et n'a pas l'intention d'influer sur la situation politique dans le pays, à la différence de Washington. "La Kirghizie s'est trouvée entre trois mondes pendant des années, incapable de choisir entre les trois. Le monde islamique aurait dû lui sembler plus proche, mais il est confronté à de trop nombreux problèmes. L'expérience des pays centrasiatiques a démontré que le capital américain n'est intéressé qu'à drainer les ressources... La république pourra régler beaucoup de problèmes avec le concours de la Russie... Mais certains fonctionnaires inquiètent de nombreux investisseurs... Les investisseurs redoutent l'emprise de la propriété privée et la criminalisation du monde des affaires et la précarité... Une mauvaise attitude à l'égard des investisseurs pourrait provoquer des pertes importantes" (Kabar, 02.06).

 

OUZBEKISTAN

La presse officielle considère les relations Russie-UE dans le contexte des tentatives de l'Occident de nuire aux intérêts russes. Les journalistes préviennent que la Russie pourrait riposter symétriquement. "Le fait que certains pays d'Europe Centrale et de l'Est agissent sous l'influence de leurs "protecteurs" américains qui soutiennent les révolutions colorées dans l'espace postsoviétique porte préjudice aux relations Russie-UE. L'homme politique américain avait mille fois raison qui disait: "Ne réveillez pas l'ours qui dort car il vous mordra". L'ingérence dans les affaires intérieures sous prétexte de défendre les droits de l'homme et la démocratie et le non-respect des intérêts de la Russie sur la scène internationale a réveillé l'ours. Le sommet de Sotchi où les intérêts de la Russie et de l'Occident sont entrés en collision, en est la preuve" (XXI ASR, 01.06).

 

TADJIKISTAN

Les relations entre les États-Unis, la Russie et la Chine sont entrées dans une nouvelle phase, estiment les observateurs. Le renforcement des positions russe et chinoise, la coopération entre Moscou et Pékin dans les projets qui ne répondent pas aux intérêts américains changent la situation géopolitique. "Le Pentagone n'apprécie pas que Pékin achète des armes à l'étranger, notamment en Russie, tout en fabriquant de nouveaux armements... Quant au dossier nucléaire iranien, la Russie et la Chine oeuvrent pour épargner à l'Iran des sanctions et le recours à la force armée... Il semble que les États-Unis soient incapables de dicter leur volonté au sein des organisations internationales, en l'occurrence au Conseil de Sécurité de l'ONU" (Nadjot, 01.06).