Accueil
  Ouvrage 
  Dossiers 
  Espace recherche
  Communiqués officiels
  Appel à contribution 
  Fiches pays 
Annonces et évènements
Contacts 

 

Retrouver sur ce site chaque semaine les analyses des plus grands sites d'information

Yale Center for the Study of Globalization

Actualités

Lettre d'information

 

 

La Russie vue par la presse des pays de l'Asie centrale (10/04/06)

 
KAZAKHSTAN

L'un des facteurs faisant obstacle à l'élargissement de la présence économique et politique de la Russie en Asie centrale est, selon les observateurs, la confrontation entre les intérêts de l'Etat et ceux des groupes financiers et industriels influents. "Là se cache une puissante bombe à retardement, car la concurrence économique des compagnies russes et kazakhes sur les marchés extérieurs doit se resserrer tôt ou tard. Et elle se resserre déjà. En témoigne la tentative de KazMunaiGas d'acheter à Yukos 53,7% de la raffinerie lituanienne Mazeikiu Nafta qui a provoqué la résistance de certaines compagnies pétro-gazières russes" (Liter.kz, 30.03).

En décrétant l'embargo sanitaire sur les importations de vins géorgiens et moldaves, la Russie utilise l'instrument des sanctions économiques contre les Etats inamicaux et déclenche une sorte de guerre commerciale dans l'espace post-soviétique. "Moscou s'est doté de son propre amendement Jackson-Vanik... C'est avec ces deux républiques (Géorgie et Moldavie), sans compter l'Ukraine voisine, que Moscou s'est brouillé. Ainsi, la Moldavie a récemment décidé d'isoler l'avant-poste des intérêts russes en Transnistrie, alors que la Géorgie a exigé le strict respect du calendrier de retrait des bases militaires russes stationnées sur son territoire... L'objectif essentiel de ces sanctions est d'affaiblir et de ruiner l'économie de la Géorgie et de la Moldavie" (Liter.kz, 01.04).

KIRGHIZIE

Certains médias se disent préoccupés par l'exode de la population kirghize vers la Russie. "A l'heure actuelle, près de 90.000 Kirghizes de souche sont sur la liste d'attente pour obtenir la citoyenneté russe. Les Kirghizes qui partent à l'étranger n'ont pas l'intention de regagner leur pays. Outre les Slaves ethniques, le nombre de Kirghizes de souche quittant la république a triplé. Le gouvernement doit prendre des mesures urgentes pour que les migrants ne perdent pas le lien avec leur pays d'origine" (Gazeta.kg, 29.03). "Le marché des versements bancaires au Kirghizstan en provenance de Russie croît à un rythme inimaginable, et sa forte croissance est attendue en 2006. Toutefois, au lieu de continuer à envoyer de l'argent dans leur pays, les migrants pourraient, avec le temps, faire venir leurs proches en Russie" (Kabar, 29.03).

Certains experts, en dissertant sur les perspectives du développement économique en Russie, augurent avec pessimisme la crise et la transformation progressive du pays en "réserve de matières premières" des grandes puissances. "La Russie devient la vache à lait de l'économie mondiale. Ce processus a débuté avec l'effondrement de l'URSS, et il dure jusqu'à nos jours. Dans les décennies à venir, la Russie continuera d'affronter de graves problèmes démographiques et sera forcée d'importer de la main-d'�uvre en provenance d'autres pays de la CEI, y compris de Kirghizie. La Russie accueille en règle générale la main-d'�uvre peu qualifiée et ne peut vendre ses voitures et autres engins qu'à des pays en développement. Le gaz naturel peut lui donner des richesses, mais il ne peut pas relever son industrie" (Erkintoo, 31.03).

OUZBEKISTAN

La presse d'opposition affirme que les mesures antiterroristes russes sont illégales et que les autorités russes arrêtent des ressortissants ouzbeks pour de faux prétextes avec un soutien manifeste des services secrets ouzbeks. "Des centaines d'Ouzbeks habitent actuellement en Russie fuyant des persécutions dans leur pays. Les autorités russes n'octroient pas d'asile aux réfugiés politiques et religieux de la CEI. Les services secrets ouzbeks opèrent presque ouvertement en Russie..." (Ouzbékistan musulman, 29.03).

TADJIKISTAN

La décision de reconnaître les tueurs présumés d'une fille tadjique, Khourcheda Soultonova, coupables d'hooliganisme a suscité une vague de mécontentement dans les médias tadjiks. "Beaucoup pensent que si un groupe de jeunes skinheads a assassiné un Azerbaïdjanais ou un Tadjik, cela ne concerne que la diaspora azerbaïdjanaise ou tadjique, mais pas les Russes. Toutefois, cela non seulement augmente la tension dans la société, mais aussi provoque des réactions d'hostilité à l'égard des Russes chez ceux qui ont perdu un enfant ou un père. Quand on se jette des pierres dans une maison de verre, la majorité en souffre, et la majorité de la population russe est constituée par des Russes" (Asia plus, 01.04).

La déclaration faite par le Service géologique des États-Unis et le ministère afghan de l'Industrie sur les ressources potentielles en hydrocarbures afghanes a été une mauvaise surprise pour la Russie et l'Asie Centrale, selon la presse. Les médias supposent que le projet de gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde qui intéresserait la société russe Gazprom sera un fiasco après l'apparition du gaz afghan. "Seules les dettes afghanes -10 milliards de dollars - peuvent sauver la Russie du problème gazier afghan... Les dettes sont le seul levier permettant à la Russie d'accéder aux ouvrages soviétiques abandonnés, y compris aux gisements de gaz dans le nord de l'Afghanistan... Mais le gouvernement afghan pro-américain avance un autre argument - une compensation pour l'invasion soviétique - lorsqu'il s'agit des dettes" (Asia-plus, 30.03).

 

                                 Copyright © 2006 [Novosti]. Tous droits réservés