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Asie Centrale
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16/03/2006 13:38:06
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La politique américaine en Ouzbékistan sous le feu des projecteurs La politique américaine envers l’Ouzbékistan, tout comme la politique européenne, est coinçée entre l’immobilisme et le rejet de l’autocratie. En effet, la répression des événements d’Andijan de mai 2005 n’a pas entraîné de réaction occidentale, hormis les déclarations habituelles dénuée de toute portée contraignante. Protéger la démocratie ou les intérêts vitaux ? Tel est le dilemme qui se pose aux occidentaux. Néanmoins, leur attitude déterminera la crédibilité de leur politique dans le monde musulman.
Le président Ouzbek Islam Karimov est un proche allié des Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme international. A ce titre, les relations entre les Etats-Unis et l’Ouzbékistan font l’objet d’une attention particulière dans le monde musulman. Washington va-t-elle réagir, rompre ses relations, ou du moins hausser le ton ? En effet, la politique de répression tout azimut du gouvernement Ouzbek a provoqué un sentiment de malaise à Washington, qui souhaite ne pas avoir l’air de soutenir un pays autocrate, et encore moins de voir sa côte de popularité dans le monde musulman décroître. Mais dans le même temps, l’Ouzbékistan est un pays clé dans la stratégie américaine. La marge de manœuvre américaine est de ce fait très limitée. Immobilisme occidental Le soutien à l’Ouzbékistan, du moins tacitement, puisqu’ aucune enquête internationale n’a été imposée de l’extérieur malgré la demande des Nations Unies, résulte de la crainte de voir un régime islamiste radical succéder à Karimov en cas de vacance du pouvoir. Et si l’on s’en tient aux informations fournies par le Los Angeles Times selon lequel le pentagone serait en négociation avec le gouvernement Ouzbek pour une utilisation prolongée de ses bases, cela donnerait un signal fort quant à la continuité de l’immobilisme américain face à l’autoritarisme ouzbek. De nombreux analystes soupçonnent Washington de troquer la démocratie contre la protection des intérêts nationaux, quitte à en payer le prix pour son image auprès des populations musulmanes. Des motivations géopolitiques D’autres analystes indiquent que le silence de la Maison Blanche serait également motivé par le refus de voir l’Ouzbékistan tomber dans des mains russes ou chinoises. Hausser le ton pousserait Islam Karimov à se tourner vers la Russie ou la Chine, et ceci est inacceptable pour Washington. On a trop besoin de l’Ouzbékistan dans la région. Car si dans la guerre contre le terrorisme, le support de Karimov aux Etats-Unis a été non équivoque, reporte le Los Angeles Times, l’Ouzbékistan est également un pays stratégiquement indispensable au contrôle de la région. Géographiquement central, disposant de moyens militaires non négligeables, possédant les plus forts dynamismes démographiques et économiques (après le Kazakhstan), et disposant de relais tribaux nécessaires pour soutenir une politique efficace dans l’Afghanistan voisins, l’Ouzbékistan risque de rester le pilier de la politique américaine en Asie centrale. A partir de là, l’hypothèse d’un changement radical des positions américaines et occidentales en général, paraît peu probable. Copyright © 2005 [Regards sur l'Asie Centrale]. Tous droits réservés |
REGARDS SUR L'ASIE CENTRALE
[Opposé au communautarisme intransigeant et imperméable à toute idée progressiste, le docteur Auda affirmait avoir deux objectifs: rendre à l'islam son caractère universel et chercher la compatibilité avec certains aspects de la conjoncture culturelle]
[Phénomène structurant de la problématique du trafic de drogue en Asie Centrale, l’instabilité qu’engendre la « Route du Nord » réside dans la croissance exponentielle des flux illégaux, et de qualité, à travers la région venant d’Afghanistan.] L' ASSOCIATION
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