|
La Russie vue par la presse d’Asie Centrale (Novosti 26 juin 2006)
KAZAKHSTAN Les médias réservent une place de choix aux relations de la Russie avec les pays du Caucase. L'accent est mis sur la situation politique en Arménie. Face à la déclaration du président du parlement arménien Tigran Torossian annonçant la volonté de son pays de rejoindre l'Union européenne, les observateurs évoquent l'intention d'Erevan de quitter le giron russe. "En parlant de l'Arménie, on évoque de plus en plus souvent l'existence de deux camps opposés dans l'administration de ce pays... Si la position des "atlantistes" arméniens finit par l'emporter, la Russie risque de perdre définitivement cette région qui est pour elle un avant-poste important dans l'espace post-soviétique" (Liter.kz, 16.06). OUZBEKISTAN Le sommet anniversaire de l'OCS de Shanghai a suscité un grand retentissement. Si la presse officielle s'est contentée de citer les déclarations, les médias d'opposition ont évoqué les violations des principes démocratiques dans les pays membres de l'OCS. "Sous l'étendard de la lutte contre le terrorisme, on commet de graves violations des droits de l'homme et des normes du droit humanitaire... La politique appliquée par l'OCS vise à justifier l'arbitraire et risque d'aggraver la situation" (Moussoulmanski Ouzbékistan, 15.06). TADJIKISTAN Les médias constatent un certain refroidissement entre l'Ouzbékistan et la Russie, son partenaire stratégique, et affirment que le premier fait délibérément traîner en longueur le processus de son intégration au sein de la Communauté économique eurasiatique (CEEA). Les observateurs l'expliquent essentiellement par le refus des magnats russe du pétrole et du gaz de réaliser en Ouzbékistan des projets de grande envergure. "En étouffant son amour-propre et sa haine vis-à-vis de la Russie qui ne cesse de le ronger, le président ouzbek n'a toujours pas obtenu l'argent promis... La Russie le force à normaliser les relations avec ses voisins proches mais hostiles. Le régime ouzbek semble quitter progressivement le chenal de la politique russe... au point que sa dérive, lente mais sûre, dans la direction opposée n'a pas échappé au regard des alliés actuels et anciens de l'Ouzbékistan" (Kourier Tadjikistana, 15.06).
|
||||||||||||||