Accueil
  Ouvrage 
  Dossiers 
  Espace recherche
  Communiqués officiels
  Appel à contribution 
  Fiches pays 
Annonces et évènements
Contacts 

 

Retrouver sur ce site chaque semaine les analyses des plus grands sites d'information

Yale Center for the Study of Globalization

Actualités

Lettre d'information

 

 

La Russie vue par la presse d’Asie centrale (Novosti, 03 juillet 2006)

 KAZAKHSTAN

En condamnant les résultats du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), les observateurs dénoncent l'absence de percée dans le dossier de l'intégration régionale. L'une des raisons de la lenteur des processus d'intégration serait la divergence d'intérêts entre les pays membres, tout particulièrement entre Moscou et Pékin. Les médias prétendent que la Russie cherche à faire de la coopération militaire une priorité de l'OCS. "Peut-être les membres de l'Organisation du Traité de sécurité collective, dont la Russie, ne sont-ils pas à même de parer la menace terroriste sur leur sol s'ils appellent les Chinois au secours? Ces derniers ne paraissent pas très optimistes quant à la perspective de transformer l'OCS en un bloc militaire" (Gazeta.kz, 21.06).

Les médias pointent du doigt les désaccords qui opposent la Russie et la Chine au sujet de la répartition des flux financiers au sein de l'OCS. L'incertitude autour du crédit préférentiel chinois de l'ordre de 900 millions de dollars en est une illustration. "Le crédit devait financer l'expansion économique de la Chine dans les pays d'Asie centrale. Naturellement, cette démarche va à l'encontre des intérêts russes... Le sort des 900 millions de dollars demeure flou. Plus les activités de l'Organisation de coopération de Shanghai seront floues, plus cette dernière sombrera dans le gouffre des déclarations politiques stériles et des projets conjoints illusoires" (Gazeta.kz, 21.06).

KIRGHIZIE

La visite en Kirghizie d'une délégation de la mairie de Moscou conduite par Iouri Loujkov a eu un grand retentissement dans la presse. Certains médias ont souligné l'intérêt de la Russie à développer la coopération et constaté que Bichkek devrait mettre à profit les ambitions géopolitiques du Kremlin. "On avait l'impression que la Russie était la seule intéressée par la coopération... Il n'est pas étonnant qu'une quinzaine de grands projets d'investissement de 2000 restent lettre morte... Soucieuse de prendre pied en Asie centrale, la Russie est prête à construire et à attirer des technologies contemporaines... Pour préserver son influence en Asie centrale, Moscou est prêt à investir" (Kyrgyz Press, 21.06).

OUZBEKISTAN

En analysant les résultats du sommet anniversaire de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), les médias s'interrogent sur le refus de Moscou d'accélérer l'adhésion de l'Iran à l'OCS, ce qui s'explique, notamment, par le souci de créer une conjoncture politique favorable à la veille de la rencontre en juillet des chefs d'Etat et de gouvernement du G8. "La Russie souhaitait mettre les points sur les 'i' en prévision du sommet du G8 de Saint-Pétersbourg. D'une part, elle ne voulait pas accélérer la pleine adhésion de l'Iran à l'OCS pour éviter d'aggraver ses contradictions avec les Etats-Unis et, de l'autre, tentait de parvenir à une entente, fût-elle approximative, avec Mahmoud Ahmadinejad sur la politique tarifaire unique dans les exportations d'hydrocarbures" (Tribune.uz, 22.06).

 

TADJIKISTAN

Les journalistes se montrent préoccupés par les perspectives de développement de la composante politico-militaire au sein de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Dans leurs analyses, les experts dénoncent la divergence de vues entre les pays membres. L'OCS "a toutes les chances de devenir une organisation politico-militaire en contrepoids à l'influence croissante de l'Occident dans la région. Mais il y a une nuance: certains pays de l'OCS entretiennent de bonnes relations avec l'Occident, d'autres ont au contraire des relations controversées. Si les Occidentaux commencent à faire valoir ces nuances, il est peu probable que l'OCS fasse contrepoids à l'OTAN" (Azia-Plus, 22.06).

La presse suit de près le déroulement des événements autour de l'Iran. "La Russie comprend que si elle perd l'Iran, elle perdra non seulement le Proche- et le Moyen-Orient, mais aussi l'ensemble du monde musulman. Et elle ne pourra plus jamais y revenir, comme elle ne peut pas revenir en Afghanistan, en Irak et dans les pays d'Europe de l'Est. C'est pourquoi la Russie n'acceptera à aucun prix, cette fois-ci, que les Américains s'aventurent en Iran" (Vetcherni Douchanbe, 23.06).