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Asie Centrale
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16/03/2006 13:38:06
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Le sort des réfugiés Ouzbeks au Kirghizstan
Des militants des droits de l’homme ont demandé le 28 juillet au nouveau gouvernement Kirghiz de ne pas purement et simplement renvoyer les réfugiés Ouzbeks, ceux là même qui avaient fui lors de la répression de l’émeute d’Andijan en mai 2005.
Lors des émeutes d’Andijan, des témoins ont déclaré qu’environ 500 personnes, incluant des femmes et des enfants, avaient été tués dans la ville, le 13 mai dernier, quand les troupes et les forces de sécurité Ouzbeks avaient ouvert le feu sur les manifestants. Bilan dénoncé par le gouvernement Ouzbek qui lui, ne fait état que de 187 morts, essentiellement des terroristes et des extrémistes.
Human Rights Watch endosse l’habit du Lobbyiste
Plus de 400 réfugiés Ouzbeks devraient pouvoir s’installer au Canada, aux Etats-Unis et dans d’autres pays, avec le statut de réfugié politique. Mais le souci des militants des droits de l’homme porte plus sur le sort de 29 réfugiés encore détenus dans un centre de détention situé dans la région de Osh. Certains d’entre eux sont réclamés par le gouvernement Ouzbek qui prétend qu’il s’agit de criminels qui se sont échappés lors des émeutes de mai 2005.
« Il n’y a juste aucune possibilité de renvoyer ces personnes en Ouzbékistan » affirme Alexander Petrov, directeur du bureau local à Moscou de Human Rights Watch. « En 2003, l’Ouzbékistan a été reconnu comme pratiquant toujours le recours systématique à la torture. De ce fait, le Kirghizstan, s’il veut respecter ses engagements internationaux, ne peut renvoyer ces personnes aux mains de leurs futurs bourreaux » continue Petrov, se référant à un rapport de l’ONU publié fin 2003.
Mercredi, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a commencé le transfert des réfugiés du camp où ils étaient regroupés depuis mai 2005 jusqu’à Bishkek, la capitale Kirghize. Ce transfert devrait constituer la première étape avant le départ des réfugiés vers leurs pays hôtes. Le porte parole de l’Agence, Astrid Van Genderen Stort déclare que 426 réfugiés ont déjà été transférés à Bishkek, et qu’il y avait une proposition en cours pour le transfert des réfugiés restants par avion.
Un test pour le Président Kirghiz
La pression exercée par son voisin Ouzbek est un véritable test pour le Président nouvellement élu Kurmanbek Bakiyev, qui était monté au pouvoir à la suite d’une révolution populaire en mars 2005. La pression s’exerce presque manu militari, puisque mercredi dans la soirée, deux véhicules Ouzbeks utilisés pour le transfert de prisonniers s’étaient rendus à proximité du centre de détention. Mais après des heures d’attente, les véhicules étaient retournés en Ouzbékistan sans avoir pris en charge aucun des détenus.
Tursunbek Akunov, directeur de la commission présidentielle kirghize pour les droits de l’homme, a déclaré que certains membres du gouvernement soutenaient l’idée de renvoyer certains réfugiés en Ouzbékistan, afin d’éviter une confrontation directe avec leur puissant voisin. Mais Akunov se dit prêt à s’opposer à une telle volonté. « Il n’y a pas de place pour l’application de doubles standards. Nous devons respecter nos engagements internationaux » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Mais les belles paroles risquent de tourner court, puisque si l’on s’en tient aux faits, le porte parole de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a déclaré lors d’une conférence de presse « Nous avions conclu un accord avec les autorités Kirghizes selon lequel 25 des fameux 29 détenus entreraient dans l’accord de transfert. Mais aujourd’hui, les autorités réclament du temps et avancent l’idée qu’ils maintiendront 15 des prisonniers en détention pour des vérifications ultérieures. ». Autant dire que rien n’est joué, et que Human Rights Watch a bien raison d’accentuer sa pression sur le gouvernement Kirghiz.
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[Phénomène structurant de la problématique du trafic de drogue en Asie Centrale, l’instabilité qu’engendre la « Route du Nord » réside dans la croissance exponentielle des flux illégaux, et de qualité, à travers la région venant d’Afghanistan.] L' ASSOCIATION
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