L’Islam radical en Asie
Centrale
Un rapport émanant des services de
renseignement américain conclut que la situation politique en Asie
Centrale est susceptible de conduire au développement de l’islam radical
dans la region, et ferait des pays de la region des partenaires peu surs
pour la politique américaine dans la région. Des observateurs ont
critiqué l’analyse en l’accusant d’être trop caricaturale.
Le 11 janvier, Le directeur du renseignement national américain John
Negroponte a délivré son rapport annuel sur les risques sécuritaires.
S’agissant de l’Asie Centrale, le rapport parle de répression, de
stagnation politique et de corruption, en appuyant sur le fait que ce
sont des caractéristques des pouvoirs en place dans la région, et que
cela crée un terreau fertile pour l’islam radical et l’émergence de
mouvements extrémistes. De plus, le rapport indique que ces facteurs
peuvent mettre le doute sur la viabilité d’un partenariat sur avec ces
pays en matière d’énergie et de lutte contre le terrorisme.
Les Etats-Unis sont les premiers
investisseurs dans le secteur énergétique kazakh et possède une base
aérienne militaire au Kirghizistan depuis 2002.
Des observateurs régionaux interviewés par NBC asie centrale réfutent
les vues du Directeur Negroponte.
“L’Asie Centrale ne doit pas etre compare au Moyen Orient ou à d’autres
regions où le facteur islamique joue un role significatif” déclare le
scientifique kazakh Eduard Poletaev.
En effet, Poletaev suggère que beaucoup d’analyses sur le role de
l’islam en Asie Centrale se basent sur des stereotypes qui sont le
révélateur d’un manqué cruel d’informations fiables.
Pour exemple, il cite que les predictions par plusieurs experts de la
montée de l’islam radical après mars 2005 au Kirghizistan, ainsi
qu’après la mort du president turkmène en décembre 2006, ne se sont pas
réalisées.
D’autres observateurs arguent du fait que meme si une poussée de l’islam
radical reste une possibilité, elle serait plus motives par les
difficultés sociales et économiques que par la repression politique.
“La repression politique peut bien sur contribuer à l’émergence d’un
islam radical” declare Abdujalil Abdurasulov, un journaliste basé au
Kazakhstan. “Mais l’influence de l’Islam ne depend pas du despotisme de
nos dirigeants, mais parce qu’il offre aux gens une voie originale dans
ces temps de transition avec ses difficultés économiques et sociales.”
Ishenbay Abdrazakov, le chef de la fondation kirghize d’études
politiques, est d’accord avec cette opinion. “De nombreuses personnes se
tournent vers l’Islam principalement à cause des réalités sociales qui
pèchent en matière d’avenir, spécialement dans les zones rurales où la
majorité de la population vit sous le seuil de la pauvreté ».
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