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16/03/2006 13:38:06

 

 

                      

  

             Les luttes d’influence en Asie centrale

 

 

L’Asie centrale est le carrefour, le point concentrique dans lequel se regroupements tous les mouvements, les tentatives de prise de position des différents acteurs.                                                    Il y a deux sortes d’intervenants externes, les acteurs qui veulent conserver leur influence, et corrélatif consécutif, cherchent à réduire celles des autres acteurs présents ; et ceux qui, par opportunisme ou par objectifs stratégiques à moyen terme ou à long terme, tendant à accroître la leur, sans obligatoirement rentrer en confrontation directe avec les intérêts des autres puissances engagées. Dans tous ces différents cas de figures possibles, il ne faut pas omettre l’importance de l’équation permanente dans l’analyse stratégique des risques entrepris comparés aux avantages qu’on en retire. C’est elle qui détermine le degré d’engagement du pays examiné, et c’est également elle qui nuance les confrontations possibles entre les différentes influences divergentes.                                                                                                      A partir de ces méthodes d’analyse, on peut avancer deux observations :                                                  -l’une consiste en une difficulté grandissante à se regrouper en fonction d’une vision et de buts communs, générée par des intérêts et ambitions personnelles trop divers, et conséquence d’une tel obstacle,                                                                                                                                                          -une diminution notable de leur dépendance passée au titre que la lutte d’influences permet aux Etats de miser sur plusieurs chevaux à la fois.                                                                     Afin de récupérer un semblant d’unité perdue avec le retrait virtuel (l’écroulement de l’Union Soviétique) et réel (déclin de la présence russe) des troupes et de l’administration de l’ancien pouvoir qu’avait connus les Etats d’Asie centrale en 1991, une finalité d’abord politico-militaire et puis économique devait être trouvée entre les différents acteurs.                               Même si le besoin de sécurité est particulièrement saisissant pour les pays nouvellement indépendants (citons pour exemple, les pays d’Europe de l’Est qui sont entrés depuis une dizaine d’années dans une opération de séduction envers l’OTAN, intérêt que leur a bien rendu l’organisation, puisque ses frontières militaires devraient atteindre la Bulgarie et la Roumanie dès 20041), une collaboration voire une union sur le plan économique entre les Etats d’Asie centrale ne pouvait que leur être bénéfique ; puisque au regard des expériences historiques, la stabilité économique régionale a toujours été un facteur d’indépendance et de promotion de sa propre puissance.

 

 

La Russie, de par ses « circonstances particulières et [son] poids particulier qui est le sien qui la lieraient étroitement »2 avec chacun des Etats qui faisaient parties de son empire pendant près de 80 ans, de par sa proximité géographique qui facilite le déploiement de troupes, enfin de par son intérêt à ne pas perdre contact avec une partie du monde essentielle pour ses visées stratégiques sur l’Afghanistan, le trafic de drogue, les mers chaudes, les ressources énergétiques de la Mer Caspienne, également sur les possibilités d’affaiblir temporairement ou durablement les capacités d’intervention chinoise et iranienne dans la région ; la Russie fut donc le premier Etat, tout naturellement pourrait on presque dire, à promouvoir son implantation durable en Asie centrale.                                                                                        La Communauté des Etats Indépendants répondait à cet objectif. Sa naissance le 8 décembre 1991 coïncidant avec le crépuscule de l’URSS pouvait donner espoir aux dirigeants moscovites qu’elle allait re-dynamiser la coopération entre les anciennes républiques socialistes et les rassembler dans un cadre fédérateur. Les premières années semblèrent donner raison à cette théorie, ainsi, réunissant en leur sein tous les Etats issus de l’ex-URSS à l’exception notable des pays Baltes, de nombreux organes, comités et conseils virent le jour rapidement dès 1993 et s’efforcèrent d’élaborer une politique étrangère et de sécurité commune, coopération qui résulta sur la signature remarquée d’un Pacte de sécurité collective –qui prévoyait une assistance militaire en cas d’agression contre l’un des signataires-1.           Sur le plan économique également, un rapprochement fut à l’ordre du jour, toujours sous le parrainage de la Russie : une union économique fut formée en septembre 1993., des unions douanières entre la Russie, le Kazakhstan et quelques autres.                                                     A la satisfaction du Kremlin, les Etats d’Asie centrale ne décidèrent donc pas de s’éloigner trop radicalement du grand « frère ». Sans remettre en cause le caractère volontaire de tels engagements, les élites de ces pays se sont sûrement penchés sur les désagréments d’une politique trop ouvertement hostile à celle de Moscow ; d’autant plus qu’aucun ne disposait des moyens ou alternatives indispensables d’une telle attitude. La stratégie mise en œuvre par le Kremin à la fin de seconde guerre mondiale consistant à éviter tout affrontement tout en renforçant patiemment sa puissance militaire et économique dans l’optique de rompre le statu quo qui de facto lui était imposée, devait se retourner contre elle.                                             Cette hypothèse se verrait confirmée par la suite par l’échec patent de la Communauté des Etats Indépendants ; en effet, moins de deux ans après ces tentatives timides d’unification sinon de regroupement, les Etats membres ne sont parvenus ni à s’entendre sur la finalité de la Communauté, ni à la faire fonctionner de manière efficace –manquement flagrant à l’application des accords signés3, entre autres disfonctionnements-.                                                 Une fracture de plus en plus visible entre les politiques des Etats qui étaient le plus en difficulté à conforter leur souveraineté, tel le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan et celles des Etats qui étaient motivés par des ambitions personnelles comme l’Ouzbékistan et le Turkménistan. Une politique d’intégration soutenue par Moscow2 s’opposait donc à une politique de puissance.                                                                                                                                Cet échec de la politique russe de régionalisation est symptomatique du traumatisme psychologique qui a été subi du fait de la perte de l’Empire.                                                                                     De plus, dans un domaine autrement plus fondamental, les ressources de la Caspienne, la Russie a perdu le rôle qu’elle jouait auparavant. Face à la faible compétitivité de ses entreprises et à la crise économique qu’elle connut en 1997, ses parts de marché tendaient à se réduire dramatiquement au profit d’investisseurs extérieurs, européens, américains et japonais ; et les projets de pipelines évitant le territoire russe afin d’échapper à la dépendance, se multiplient3 , dont le fameux pipeline transcaucasien promu par les Etats Unis.                                                                                                                                                     L’échec de la CEI s’explique aussi par le fait que les communications entre les républiques sont désastreuses, par manque de volonté politique, la coopération est réduite au minimum, chacun se méfiant de son voisin. Pour cela, la seule présence russe dans la région peut se révéler néfaste puisque si l’on déplait à la politique du « grand frère », on peut se retrouver dans le camps des ennemis. Aussi doivent ils trouver des alternatives auprès d’autres intervenants potentiels. Cette politique a eu deux conséquences : l’abandon par Moscou de toute tentative d’unification de la région, économique ou militaire, et une réflexion approfondie sur son échec auprès des anciennes républiques de son Empire.                                                                                                 Aussi, assistons nous à un véritable bouleversement de l’approche russe dans la région, dès la fin des années Eltsine mais surtout pendant le règne de Vladimir Poutine. Ce fut en quelque sorte le renouveau de la politique russe dans la région, le Président russe allait adopter une attitude nettement plus volontariste que son prédécesseur. Il tabla alors sur des relations bilatérales (le Kremlin parle d’ « intégration à vitesse et niveaux différents », et alors que la dépendance économique restait pour certains Etats (le Tadjikistan et le Kirghizstan4) un moyen de pression, il lui préféra le moyen militaire.                                                                   A partir de la fin des années 90, et surtout de Septembre 2001, le facteur militaire revint au devant de la scène, alors que le recul de la Russie jusqu’en 1998 avait été parfois expliqué par l’attention que les dirigeants moscovites avaient porté au facteur militaire au détriment du facteur économique. Ainsi, agitant les spectres de la rivalité et les contradictions existantes entre Etats d’Asie centrale, l’Ouzbékistan –qui se retire du Pacte de Sécurité de la CEI en 1999- et le Kazakhstan se voulant les piliers et les leaders de la zone, le Turkménistan diversifiant ses relations avec le rapprochement auprès de Ankara et de Téhéran, et le Kirghizstan se débattant entre les inégalités entre le nord et le sud du pays, et également le spectre de la menace islamique (un centre antiterroriste est créée à Bichkek dans l’enceinte informelle du groupe de Shanghai6 ), la Russie maintient de forts effectifs militaires dans la région. (Au Kazakhstan, les installations militaires russes occupent 4% du territoire2, au Tadjikistan, des milliers d’hommes sont stationnés en tant que gardes frontières avec l’Afghanistan). La Russie de par sa proximité et de par ses connaissances du terrain, joue le rôle du garant de la stabilité y compris face à une Chine qui intervient de plus en plus dans la région (discussion de la construction d’un pipeline entre le Kazakhstan et la Chine, qui passerait donc par le Xinjiang).                                                                                                             Dans le même temps, la politique russe poursuit ses intérêts économiques, Moscou a accepté de traiter avec les républiques centrasiatiques de manière équitable (désormais, la Russie paie donc ses importations au prix du marché), même si le poids économique de Moscou tend à s’amenuiser au fur et à mesure que d’autres investisseurs prennent pied en Asie centrale.                                                                                         Confronté à certains discours du Président Russe, comme celui à Tachkent en 2000, où il énonça clairement ses intentions : « Tout le monde sait qu’on tente actuellement de découper des territoires qui faisaient partie de l’Union soviétique en fonction d’activités criminelles, avec l’aide de l’extrémisme religieux et du terrorisme international. Une zone d’instabilité est apparue dans les républiques qui sont aux portes de la Russie. Pour dire les choses brutalement et concrètement, si nous ne faisons pas échec au terrorisme international ici, nous serons aux prises avec le problème chez nous » peut nous faire craindre d’un retour à une position néo-impériale ; le rôle de protection que semble jouer la Russie arrange en somme tout le monde, puisqu’à la fois les Etats d’Asie centrale ne souhaitent pas provoquer Moscou5 et dans le même temps renforcer la coopération avec d’autres intervenants extérieurs  pour contrebalancer le poids de la présence russe, et puisque d’autre part, les occidentaux ne souhaitent pas évincer la Russie de la zone, la méfiance suffit pour la tenir éloignée de ses possibles visées expansionnistes.                                                                                           Lorsque Brzezinski dit que la Russie est trop faible pour rétablir son empire en Asie centrale, et trop forte pour en être exclue, il souligne le point essentiel de la politique russe. Il s’agit d’une politique d’attente, dans laquelle le « bâton » (l’arme économique, la Russie interrompt le transit du gaz Turkmène vers l’Europe en 1995) et la « carotte »(le Kremlin signe en 1998 avec le Kazakhstan un accord sur le partage du lit de la Caspienne1) en sont les deux éléments complémentaires. Depuis 2002, la Russie fait un « come-back » politique et économique plutôt spectaculaire. Que sera la politique russe en Asie centrale dans vingt ans ?                     Puisque les élites politiques d’Asie centrale ne sont pas devins, ils se doivent d’attraper au vol toutes les occasions visant à diversifier leurs relations.

L’Occident, et en particulier les Etats Unis étaient sujets à un repli en Asie centrale vers le milieu des années 90, selon certains experts.

 

Mar 03

Uzbek president Islam Karimov visited an Anti-Terrorism Centre set up in Tashkent by the Shanghai Cooperation Organisation

 

Geopolitical situation in the Central Asian region seems somewhat more optimistic compared, say, to the Balkans and the Caucasus where the newly formed states were involved into lasting internal and external conflicts. There have been no considerable interethnic or interstate clashes in CAR except the conflict in Tadjikistan. Countries of the region have managed to manifest the required flexibility in interstate relations as well as to achieve a certain level of internal stabilization. External forces here have not been strong enough to present a threat to regional stability. Moscow, that had traditionally exercised its control over Central Asia, in early 1990s did not manifest sufficient interest in developments in the region while the interest of other countries was here rather symbolic. One way or another, political elites of the regional states obtained certain time to strengthen their power and get established on the world arena.

 

L’effondrement de l’URSS a entraîné une redéfinition des intérêts géopolitiques en Asie Centrale où désormais l’engagement économique, politique et militaire des USA est important.

L’eurasie va devenir un enjeu pour l’Europe occidentale et les Etats-Unis  car elle représente une région primordiale dans la recomposition du système international.

Dès 1994, les Etats-Unis se sont inquiétés des manœuvres russes dans les pays de la zone caspienne, surtout dans le caucase. Pour les américains, la politique de containment n’a pas vraiment changé : ainsi tissent-ils des liens politiques économiques et militaires et imposent ils la présence de leurs troupes à des emplacements stratégiques.

La politique développée par Washington a été résumée en six points, dans un discours prononcé en octobre 1996 à l’occasion de l’inauguration de l’Institut d’Asie centrale du John Hopkins School of Advanced International Studies par J. Collins, conseiller spécial du Département d’état pour les nouveaux états indépendants1 :

_ soutien à l’indépendance, à la souveraineté et à la sécurité de chaque Etat d’ asie centrale ;

_ assistance pour l’établissement d’une économie de marché et d’un gouvernement démocratique ;

_ aide à l’intégration de ces états dans la communauté mondiale et dans les institutions financières comme le FMI ainsi qu’à leur participation au dialogue de sécurité euro atlantique ;

_ encouragement des états d’asie centrale pour la poursuite des relations pacifiques avec leurs voisins afin de créer les conditions d’une meilleure coopération entre eux et contribuer à la résolution des conflits locaux ;

_ contribuer à la prévention de la prolifération des armes de destruction massive, à la lutte contre le terrorisme, le trafic des stupéfiants ; soutien aux intérêts commerciaux américains.

L’Asie centrale joue le rôle de pivot stratégique, avec au nord, la Russie, au sud, l’Iran, à l’est, la Chine, et à l’ouest la Turquie et les gisements pétroliers en Caspienne.

Pour les nouvelles républiques d’Asie Centrale, une quelconque union politique où la Russie serait le contre est inacceptable. En affirmant leur identité et leur indépendance, les républiques limitent le nombre de candidats à l’hégémonie et cela concerne tout particulièrement la Russie. Les pays repoussent les tentatives d’hégémonie de la Russie de reconstituer leur sphère d’influence. L’Occident en tant qu’attraction face à une Russie menaçante est une solution rassurante pour l’Asie Centrale et l’intégration aux structures politiques, économiques et militaires de l’Ouest pourra se faire au détriment des Russes. De même la politique américaine sert à renforcer la résistance des nouvelles républiques aux pressions russes et c’est aussi le moyen à moyen terme de changer l’attitude russe en Asie Centrale vers le sens de la coopération et de responsabilité internationale. L’intervention en Afghanistan a renforcé la nécessité pour les Américains d’avoir une zone stable et indépendante. Les priorités américaines que sont l’identification des menaces et la lutte contre les sources internes et externes d’instabilité se révèlent par la coopération internationale sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le crime organisé dans la région au sein des instances internationales comme l’ONU.

Les Etats-Unis promeuvent de même des réformes politiques et économiques sur une longue durée. Au niveau intergouvernemental, Washington a ouvert le dialogue avec chacune des républiques dans l’espoir d’encourager les réformes en faveur de la démocratisation et de la libéralisation des marchés dès la chute de l’URSS. Depuis 1992, le Congrès américain a également fourni 4,3 milliard de dollars aux pays d’Asie Centrale dont une large part sous la forme de programmes d’assistance technique ayant pour but de former des officiels et des parlementaires.

Afin de renforcer sa sécurité  énergétique, Washington désire également accroître ses sources potentielles d’approvisionnement en hydrocarbures grâce au désenclavement des productions de la caspienne. Le gouvernement privilégie des routes multiples pour les pipelines à partir de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan et du Turkménistan et favorise un axe est-ouest, évitant la Russie et l’Iran.

Au-delà de la rhétorique idéologique, la présence américaine dans la région vise à empêcher l’émergence d’un nouvel empire russe en Eurasie, empire qui pourrait menacer l’équilibre des forces en Europe, au Moyen-Orient et en Extrême-Orient. Pour s’appuyer en Asie Centrale, Washington a d’abord privilégié quelques Etats comme le Kazakhstan puis l’Ouzbékistan. Washington s’était rapproché d’Almaty pour le démantèlement de son arsenal nucléaire et aussi pour ses ressources pétrolières potentielles. Cependant les relations se sont distendues1. Les rapports avec l’Ouzbékistan ont connu un chemin inverse : la question des droits de l’homme au début a été problématique mais la volonté de Tachkent de s’émanciper de Moscou et de devenir un pivot régional a été très important. De par son poids démographique, son homogénéité ethnique, sa centralité géographique et historique dans la région, ce pays est devenu le point d’ancrage de la politique américaine en Asie Centrale. Pragmatique, le président Karimov a appuyé la politique des Etats-Unis dans la région pour service de rôle stabilisateur (un accord bilatéral de coopération dans le domaine de la stabilité a été conclu entre les deux parties dès 1995). Cependant, les Etats-Unis cherchent à développer une politique qui combinerait leur politique avec l’Ouzbékistan et une coopération avec la Russie notamment contre le trafic de drogue et la menace terroriste2.

Malgré les allégations officielles, la zone de l’Asie centrale n’est pas vitale pour les Etats-Unis ni l’Europe. Dans l’avenir, la zone servira dans le domaine du pétrole qu’à un rôle d’appoint sur le marché mondial : elle fournira entre 4 et 5% de la production mondiale3. L’intérêt que porte l’OTAN à la zone peut s’avérer sans fondement puisque la région n’est d’intérêt que secondaire et la perception d’un encerclement occidental de la Russie est très mal vécue et inquiète Téhéran et Pékin. La zone risque de devenir une zone de points de fixation fréquentes entre les politiques de la Russie et de l’Occident. Cependant, la politique américaine de coopération avec la Russie qui ne cesse de se développer a très bien compris le rôle de stabilisation que peut jouer le « grand frère russe » en Asie Centrale au sein d’institutions telles que le Shanghai Six.

Le volet militaire dans l’émergence des Etats-Unis en Asie centrale n’est pas négligeable.

La coopération militaire vise trois objectifs : montrer la puissance militaire américaine, contribuer à rattacher la zone à l’Ouest grâce aux structures de sécurité occidentales (Partenariat pour la paix de l’OTAN, l’OSCE), accroître les capacités de défense des pays d’asie centrale, éviter que les républiques ne s’appuient pas sur la Russie pour se défendre ou assurer une présence sur place pour la défense des intérêts énergétiques américains. L’invasion de l’Afghanistan a renforcé cette coopération par la mise en place d’un réseau de bases américaines en Ouzbékistan ou au Kirghizistan. Les Etats-Unis sont devenus un pilier majeur de la sécurité dans cette région contre les tentatives hégémoniques iraniennes, chinoises, ou russes.

Surtout après 2001, la zone est une préoccupation majeure de l’Occident. Ceci restera tant que l’Asie centrale sera un lieu où l’on peut organiser des actions terroristes ou contrer ce genre d’actions qui menacent les pays occidentaux… et la Russie. Les relations entre les Etats-Unis et l’Asie centrale sont véritablement en devenir.

                          Copyright © 2004 [Regards sur l'Asie Centrale]. Tous droits réservés.                                               


 

1 La Mer Noire : frontière ou pont ? Les implications de l’élargissement de l’UE et de l’OTAN et la sécurité régionale, Gustavsson and Coskun, Stockholm International Peace Research Institute, 2003

 

2 Andréï Kozyrev, ministre des Affaires étrangères, interview du 15 juin 1994, RFE/RL Reasearch Report, 15 juillet 1994, p.38

1 Art.4 du Pacte

 

3  sur 880 documents signés, seuls 130 avaient été mis en œuvre, « Russie-Asie centrale : la fin d’un étranger proche », Anne de Tinguy, Revue internationale et stratégique, 1999.

2 « la politique stratégique de la Russie à l’égard des pays membres de la CEI », Rossiiskaia Gazeta, 23 septembre 1995

3 Alibekov, I, ‘While Russia watches, Kazakhstan and Azerbaijan explore new ties’, Eurasianet.org, 11 March 2004

4 De Tinguy, A, ‘Russie-Asie centrale, la fin d’un « étranger proche »’, Paris, PUF, 1999

6 Commission sénatoriale, 'l'Asie centrale, dix ans après l'indépendance', 2000

 

2 Izvestiia , 4 juillet 1998

5 Djalili et Kellner, ‘Geopolitique de la nouvelle Asie centrale’, Paris, PUF, 2002, p.89

1 Financial Times, 26 mars 1998

1  Djalili et Kellner, ‘Geopolitique de la nouvelle Asie centrale’, Paris, PUF, 2002, p.91

1 Djalili et Kellner, ‘Geopolitique de la nouvelle Asie centrale’, Paris, PUF, 2002, p.93

2 Sokolsky and Charlick, « Look before Nato leaps into the Caspian », Orbis, vol. 43, n2, Spring 1999, p. 286.

3 Ruseckas, « Caspians Ol developpement : an overview”, in Caspian Energy Ressources, p. 16

 

 

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