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Asie Centrale
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16/03/2006 13:38:06
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Le gouvernement provisoire du Kirghizistan s’attaque à la corruption
Début mai 2005, le gouvernement temporaire au Kirghizistan s’est lancé dans la lutte contre la corruption. Mais de nombreux rapports, dont celui du crisis group du 8 mai, indique que, malgré les mesures annoncées, peu est fait, et la corruption pourrait à nouveau entacher la prochaine élection présidentielle du 10 juillet
Les espérances nées de la révolution au Kirghizistan risquent d’être déçues. En effet, le gouvernement temporaire a du mal à rompre avec le passé corrompu du pays. Cette nécessité de lutter contre la corruption paraît d’autant plus pressée que ce gouvernement est parvenu au pouvoir à la faveur d’un soulèvement populaire frustré des pratiques corrompues de l’administration de l’ancien Président Askar Akayev. La nouvelle équipe, dirigée par le Président Kurmanbek Bakiyev, s'est vouée à favoriser les mesures de démocratisation qui réduiraient de manière significative la corruption officielle et favoriseraient la croissance économique. Pourtant, des activistes d'organisation non-gouvernementales ont exprimé des inquiétudes quant à l'application réelle de la lutte contre la corruption par le gouvernement intérimaire. De plus, des organismes internationaux de recherche dont le Crisis Group, ont identifié des imperfections dans la stratégie de lutte contre la corruption du gouvernement intérimaire. Ce dernier a consacré beaucoup de son énergie à démêler les intérêts commerciaux et financiers détenus par Akayev et les membres de sa famille. Le 8 mai dernier, le Procureur général Azimbek Beknazarov a visité l’ensemble des propriétés d'Etat qui selon lui "ont été incorrectement privatisées" par Akayev. En outre, Beknazarov a indiqué que les liens d'Akayev avec 20 entreprises étaient soumis à une enquête. Priorité S'enraciner en dehors de la corruption exigera une approche plus complète, a précisé le rapport du Crisis Group publié le 4 mai dernier. "Jusqu'ici le manque de signes dans l'effort de lutte contre la corruption n’est pas très positif". Le rapport indique aussi qu’ "il n'y a aucune tentative systématique de combattre la corruption. Il y a plusieurs enquêtes séparées sur les propriétés et les affaires d'Akayev... mais il y a une possibilité qu'elles mèneront simplement à un transfert de ces liens à d'autres joueurs politiques." Bakiyev maintient que l’éradication de la
corruption est une première priorité pour le gouvernement intérimaire, mais son
administration est fustigée à Bishkek pour ses méthodes d’enquête et de lutte
opaques. Le mécontentement sur la nomination de certaines personnes dans le
personnel du président demeure assez élevé, avec des critiques citant notamment
un manque de transparence dans les procédés de l'administration. En particulier
le ministre des finances, Akylbek Japarov est accusé de détourner des fonds
publics. Autres problèmes Maîtriser la corruption pourrait être le facteur déterminant pour savoir si la révolution au Kirghizistan a réussit ou non. Le rapport du Crisis group a identifié plusieurs autres sujets de préoccupation, y compris un système mal développé de l’impôt sur le revenu et une "crise" impliquant des saisies inappropriées de terre par des squatters à proximité de Bishkek. "Il y avait des rapports indiquant des saisies dans 17 endroits, dans lesquels 30 000 personnes seraient impliquées", "[le gouvernement intérimaire] étant lent pour régler le problème." Ces problèmes seront bien évidemment les enjeux de la prochaine élection présidentielle, programmée pour le 10 juillet. Les observateurs disent qu’une élection sans fraude est essentielle si le pays veut surmonter l’échec de l’établissement de l’Etat de droit sous l'ère d'Akayev. "Celui qui remportera l’élection présidentielle devra soutenir un processus réel de changement constitutionnel pour s’assurer que le système d'Akayev ne soit pas un jour ressuscité, par exemple en nommant de nouveaux fonctionnaires", a expliqué un observateur international. Bakiyev dans une entrevue publiée dans le journal kirghize Vecherny Bishkek le 29 avril promet que "les ressources administratives ne seront pas employées" pour influencer les résultats du scrutin présidentiel. Il a ajouté qu'il a ordonné aux membres du gouvernement intérimaire de "ne pas participer à l'élection présidentielle" et de se concentrer à la place sur "le travail quotidien". Feliks Kulov, qui, avec Bakiyev, est considéré comme le candidat le plus sérieux dans la course présidentielle, a émis des doutes sur la liberté du vote. "Il est difficile de croire à [une élection juste]", a-t-il déclaré à l'agence d’information Kabar. |
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[Opposé au communautarisme intransigeant et imperméable à toute idée progressiste, le docteur Auda affirmait avoir deux objectifs: rendre à l'islam son caractère universel et chercher la compatibilité avec certains aspects de la conjoncture culturelle]
[Phénomène structurant de la problématique du trafic de drogue en Asie Centrale, l’instabilité qu’engendre la « Route du Nord » réside dans la croissance exponentielle des flux illégaux, et de qualité, à travers la région venant d’Afghanistan.] L' ASSOCIATION
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