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Asie Centrale
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16/03/2006 13:38:06
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La Russie vue par la presse d’Asie centrale Les avis divergent bien évidemment sur l’image et le rôle joué par la Russie en Asie centrale. Que l’on soit au Kazakhstan ou au Tadjikistan, la politique russe dans la région est analysée différemment ; mais une chose demeure : la Russie reste présente, et ce, malgré les percées américaines et chinoises des dernières années. Ce qui signifie une chose toute claire pour les cinq républiques centrasiatiques, le jeu géopolitique dans la région doit compter avec Moscou..
KAZAKHSTAN La décision des États-Unis et de la Kirghizie de poursuivre la coopération militaire en matière de lutte contre le terrorisme international ne signifie pas que la nouvelle administration de Bichkek veuille tourner le dos à la Russie. "La Russie est l'une des grandes puissances mondiales et reste dominante sur l'échiquier post-soviétique. Sa présence en Asie centrale garantit la stabilité et la sécurité de la région" (Nomad, 28.07). Toutefois, certaines publications présentent la politique étrangère de Moscou sous un jour négatif: "L'influence de la Russie sur les pays voisins est, en ce début du XXIe siècle, dans son ensemble négative. La Russie évolue à toute allure vers un État autocratique, et elle est prête à sacrifier les principes humains de base pour faire renaître sa grandeur mythique... Les Américains auraient pu fermer les yeux sur Andijan pour prolonger leur présence militaire en Ouzbékistan, mais ils ne l'ont pas fait. Quant à Poutine, cela lui est égal. Il est prêt à qualifier de terroristes les manifestants pacifiques à seule fin d'encourager le retour de l'Ouzbékistan dans le giron russe" (Navigator-II, 01.08). La protestation de l'ambassade russe aux États-Unis face à la diffusion par ABC News d'une interview du terroriste tchétchène Chamil Bassaïev a été accueillie comme une demi-mesure et une nouvelle manifestation de la faiblesse de Moscou. "Les autorités russes sont tellement intimidées par le spectre des "révolutions oranges" que même si Bassaïev faisait une déclaration sur la pelouse de la Maison blanche, il n'y aurait aucune conséquence. Rien que des froncements de sourcils usuels" (Nomad, 01.08). KIRGHIZIE Les feux de l'actualité restent braqués sur le statut de la base américaine en Kirghizie. Certains médias sont convaincus que la "dérive antiaméricaine" de Bichkek n'est rien d'autre que du "chantage diplomatique" visant à faire grossir le budget national. "La présence de deux bases rivales est une affaire juteuse pour la Kirghizie. Depuis 1991, les États-Unis ont octroyé au pays une assistance de l'ordre de 750 millions de dollars, et en rejoignant pour un temps le camp adverse Bichkek a gagné encore 200 millions" (Gazeta.kg, 29.07). Certaines journalistes continuent de considérer la région centrasiatique comme une arène de confrontation géopolitique entre grandes puissances mondiales. "La présence militaire américaine dans la région vise toujours à réduire l'influence de la Russie, mais également à bâtir des relations avec l'Iran. Les États-Unis font de leur mieux pour renforcer leur influence militaire dans la région" (AKIpress, 28.07). Malgré les ententes intervenues récemment avec les Etats-Unis sur le statut de la base militaire de Manas, le volet prorusse prédomine dans la politique étrangère de Bichkek. "La Russie s'est toujours trouvée et restera en bonne position dans la politique étrangère kirghize. Les deux pays sont unanimes en abordant les questions des relations internationales" (Obchestvenny reiting, 27.07.). OUZBEKISTAN Selon les médias, l'évacuation de la présence militaire américaine en Ouzbékistan ne signifie point une "victoire géopolitique de Moscou" ni l'accroissement du "facteur chinois". Parallèlement, certains périodiques n'excluent pas une prochaine coopération russo-américaine en Asie centrale visant à stabiliser la région. "Le Kremlin a tout intérêt à maintenir la stabilité en Asie centrale. L'administration de Poutine a donc décidé de tendre la main au président ouzbek Islam Karimov sans attendre la fin de l'enquête sur le soulèvement d'Andijan. L'Ouzbékistan aurait pu succomber sous le coup d'une révolution islamiste, avec toutes les conséquences imprévisibles que cela suppose. Un scénario qui n'est pas non plus dans l'intérêt de l'Occident" (Tribune.uz, 31.07). TADJIKISTAN La visite au Tadjikistan du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, n'a fait que confirmer ses attentes: Douchanbé respectera ses engagements de réserver son espace aérien et ses infrastructures aux forces de la coalition antiterroriste. "La nature calme des relations tadjiko-américaines confirme que les autorités du pays sont parvenues à bâtir avec les États-Unis un schéma qui, d'une part, correspond aux intérêts nationaux du Tadjikistan et, de l'autre, ne suscite pas le mécontentement, lourd de conséquences, des autres partenaires stratégiques du pays, la Russie et la Chine" (Asia-plus, 28.07). Les médias ont salué l'interdiction par le président russe du financement depuis l'étranger des partis et des organisations non gouvernementales. "Avec la fin des investissements étrangers, d'abord le nombre de partis et d'ONG va diminuer, puis le rôle du parti pro-présidentiel va se consolider" (Zindagui, 28.07). Russian News and Information Agency. Copyright @ 2005 |
REGARDS SUR L'ASIE CENTRALE
[Opposé au communautarisme intransigeant et imperméable à toute idée progressiste, le docteur Auda affirmait avoir deux objectifs: rendre à l'islam son caractère universel et chercher la compatibilité avec certains aspects de la conjoncture culturelle]
[Phénomène structurant de la problématique du trafic de drogue en Asie Centrale, l’instabilité qu’engendre la « Route du Nord » réside dans la croissance exponentielle des flux illégaux, et de qualité, à travers la région venant d’Afghanistan.] L' ASSOCIATION
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