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Actualités

Lettre d'information
16/03/2006 13:38:06
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La
Russie fait pression pour un règlement du problème de la mer Caspienne, et offre
son soutien via Sibneft au Turkménistan
Achgabat, 28 October 2005 (nCa)
Une
delegation de hauts représentants russes a rencontré jeudi le Président Niyazov.
Le sujet principal des discussions concernait une rapide solution des problèmes
caspiens et un développement de l’implication russe dans le secteur du pétrole
turkmène.
La delegation menée par Igor Yusufov, envoyé special du President Poutine, a
offert un large panel de possibilities de cooperation au Turkménistan.
Yusufov avait à ses cotés Aledander Ryazanov, president depute de Gazprom and
président de Sibneft, une compagnie de pétrole russe qui a été récemment acquise
par Gazprom. Igor Makarov, chef de Itera, faisait aussi partie de la delegation.
Les parties concernées se sont mises d’accord sur la necessité d’arriver à un
règlement concernant le statut juridique de la Caspienne – une mer ou un lac–
et prenant en compte les intérêts de tous les pays littoraux.
Il est
evident que les positions de la Russie et du Turkménistan se sont rapprochées
récemment. Il semble qu’il y ait un consensus pour considérer la caspienne comme
une mer.
Gazprom a informé Niyazov de l’actualisation de l’accord de fourniture de gaz à
long terme entre le Turkménistan et la Russie.
Gazprom a aussi indiqué que Sibneft, maintenant une filiale de Gazprom, pourrait
vouloir participer à l’eploration et la production de pétrole sur le territoire
turkmène, notamment en ce qui concerne les plateformes offshore. Itera a aussi
souligné ses plans pour une future cooperation avec le Turkménistan.
Il est evident qu’après la rencontre de jeudi, la Russie est entrée dans l’ère
du post-11 septembre. Il y a une nouvelle dynamique dans la conduite du Kremlin
depuis ces derniers mois.
Après avoir
bien considéré que les Etats-Unis ne peuvent pas être un allié à toute épreuve
et qu’il existe des domaines où il ne peut y avoir de bonnes coopérations entre
les deux pays, Poutine semble avoir pris son parti de la situation.
La visite de jeudi de la délégation russe au Turkménistan était significative
car Igor Yusufov, un ami proche de Poutine, était à la tête de la delegation.
On peut s’attendre que Poutine honore tout accord signé par Yusufov. Un autre
fait marquant: Sibneft, à la place de Rosneft ou LukOil est désigné pour entrer
dans le secteur pétrolier du Turkménistan. Le grand immeuble Gazprom qui est en
cours de construction à Achgabat, non loin du palais présidentiel, sera un
départ symbolique pour une coopération étroite entre Gazprom et le
Turkménistan.
Sergey Lavrov, le ministre des affaires étrangères de Russie, est allé récemment
au Turkménistan et en Ouzbékistan – deux pays où Condoleezza Rice n’était
apparemment pas invitée – et a évoqué de nouvelles opportunités dans le cadre
d’une solidarité entre pays. Il est clair que la Russie est pressée de régler le
statut de la Caspienne. Après avoir trainé les pieds sur ce problème pendant une
longue durée, la Russie est en urgence face aux signes selon lesquels les Etats
Unis montrent des signes de volonté de militarisation de la Caspienne.
Désirant soutenir son allié l’Azerbaijdan – un pays qui pourrait peut etre
avoir besoin du soutien américain – les Etats-Unis se proposent d’introduire
leurs forces navales dans la Caspienne et à établir un centre de surveillance
électronique près de la frontière iranienne pour garder un œil sur Ahmedinejad.
Si la Russie
réussit son offensive diplomatique et amène les états littoraux à signer un
accord sur le statut juridique de la Caspienne, cela bloquera les efforts
américains de militariser la Caspienne. De meme, un autre fait d’importance est
que le Turkménistan et l’Ouzbékistan sont deux des cinq états caspiens
impliqués dans la situation géopolitique actuelle. Et ce sont ces deux pays qui
ont cimenté leurs liens avec la Russie ces derniers jours.
Les Etats-Unis sont inquiets de l’aboutissement des efforts russes en Asie
Centrale mais ils ne manifestent pas d’une politique cohérente pour contenir
l’influence grandissante de la Russie. Il est surprenant de voir que les memes
anciennes tactiques qui ont échoué par le passé refont surface.
Si l’opposition en Azerbaidjan menaçait assez Ilham Aliyev pour qu’il accepte
des forces américaines sur son territoire, l’avantage serait contre productif à
long terme.
Si on peut espérer que Felix Kulov, premier ministre du Kirghizistan, puisse
être mis à l'écart à la suite des protestations sur le meurtre d'un
parlementaire, on ne voit pas les mérites d’une telle approche. Kulov, sans
aucun doute, est très proche de la Russie mais personne qui pourrait le
remplacer serait plus que lui un Jadeedist et
deux de la meme trempe
occupant les sphères supérieures du Kirghizistan ne seraient pas beaucoup utiles
à Washington.
Comme
indicateur utile, on peut mentionner que les Etats-Unis feraient mieux de louer
les services de quelques vrais experts de la région caspienne et de l'Iran.
Dans ce sens, il n’y a toujours aucun signe qu’un quelconque effort de
déchiffrement des récentes declarations de Ahmedinejad sur sa volonté de rayer
Israel de la carte du monde.
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