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16/03/2006 13:38:06

 

 

 

                       La question de l'autoritarisme

 

L’autoritarisme a t il disparu en ce début du XXI siècle ?

Telle n’est pas la vraie question. Mais plutôt sommes nous capables d’appréhender ce qui est différent ?

Aussitôt plusieurs problématiques surgissent au coin du chemin que nous empruntons, tout d’abord, le système démocratique peut il se permettre de voisiner avec des régimes qui ne lui ressemblent pas, ne faut il pas mieux qu’il monopolise la légitimité internationale afin de prévenir tout risque de contamination ?

Peut on envisager la possibilité qu’il puisse coexister au sein d’un même Etat des tendances démocratiques et d’autres autoritaires ? Que des dynamiques a priori opposées puissent s’allier sans remettre en cause la téléogie démocratique ?

Un labyrinthe n’a d’ordinaire qu’une sortie, cependant par la force des choses, il se peut que le fil d’Ariane ne suffise plus et que nous devions dénicher le chemin de la sortie nous même.

 

 

I/ L’autoritarisme, bête noire du démocratisme ?

 

Il peut s’avérer enrichissant de « décentrer » temporairement de leurs situations d’origine, les notions, concepts et paradigmes des sciences sociales, afin d’établir une approche théorique et comparative, Max weber nous enseignait à ce titre que l’explication de la réalité, même si structurée de manière singulière, est tributaire de la généralité, de la connaissance de régularités permettant d’étayer l’imputation de conséquences concrètes a des causes concrètes. Ainsi verrons nous comment à travers la remise en question d’un monde libéré des jougs totalitaires, nous assistons à l’émergence d’un monde plus hétérogène, plus flou, moins linéaire qu’auparavant. 

 

A)    Une théologie « démocratique » remise en question :

 

Les années 1950-1960 ont vu l’émergence d’une notion cherchant à décrire une sorte de système hybride et mutant, empruntant à la fois les caractères du régime démocratique et totalitaire, sans pour autant se confondre avec l’un d’eux ; ainsi l’analyse Juan Linz dans « Totalitarian and authoritarian regimes ».

Mais la notion devait perdre toute son envergure et sa portée lorsqu’il se confronta à la vague sans précédent de la démocratie, qui allait toucher toutes les parties du monde, à partir des années 1990, Amérique Latine, Europe centrale et orientale et monde arabe compris.

Un Rapport du Programme des Nations Unies pour le Developpement devait se féliciter des efforts déployés par les Etats pour mettre en place un système de gouvernance démocratique de nature à faire avancer le développement humain pour tous. Ainsi, dans les années 80 90, l’humanité avait avancé à pas de géants vers l’ouverture des systèmes politiques et l’élargissement des libertés politiques. 81 pays avaient pris des mesures significatives pour devenir plus démocratiques, et aujourd’hui, 140 des 200 Etats existants organisent des élections pluralistes. « Les régimes autoritaires sont en voie de disparition » énonce t il, moins de trente régimes autoritaires résistent.

Mais une analyse globale d’un problème « décentré » doit soulever dans le même temps des réflexions coïncidentes concernant la pertinence d’une analyse aussi restrictive car descriptive.

Ainsi, rapidement, se développa de plus en plus une remise en cause de la téléologie démocratique du fait de la prégnance du fait autoritaire, malgré ces avancées spectaculaires observées..

Et l’euphorie a laissé place à la sombre réalité au début du XXI siècle.

Une approche empirique des différents systèmes politiques à travers la planète souligne que

certains régimes sont devenus plus autoritaires, que d’autres oscillent entre autoritarisme et démocratie, en maintenant une palette de libertés politiques restreinte ou un système politique inopérant.
Cette mise à l’écart patente de la volonté populaire s’observe même dans les régimes démocratiques, puisque les populations se sentent souvent mis en défaut de la prise de décision, et de concert avec les autorités publiques elles ont le sentiment d’être de plus en plus soumis à des forces internationales. En 1999, un sondage Gallup International a demandé a près de 50000 personnes dans 60 pays si leur pays était gouverné selon la volonté du peuple.

Moins d’un tiers ont répondu par l’affirmative. Et seulement une personne sur 10 a répondu que l’action de son gouvernement coïncidait avec la volonté populaire. Ce qui a pour effet d’attirer notre attention sur le constat selon lequel l’autoritarisme n’est pas un concept désuet, tout au plus a t il changé de forme.

De plus, depuis le 11 septembre 2001, on se retrouve dans une situation croissante où une tendance de transiger avec les droits de l’homme est internationalement acceptée afin de soutenir la lutte contre le terrorisme international.

La mort annoncée de l’autoritarisme rejoint par analogie la thèse de la fin de l’histoire, défendue par Fukuyama selon lequel la démocratie et le libre échange sont le saint graal visé par tour régime : il s’agit d’un processus évolutif inévitable. Cependant il faut se méfier de l’analyse téléologique qui reviendrait à affirmer que tous les régimes tendent à devenir démocratiques, puisque de nombreux contre-exemples peuvent surgir à l’esprit, comme ceux des régimes d’amérique latine, qui sont passés de la démocratie à l’autoritarisme –le cas Allende Pinochet illustrant parfaitement ce constat- . Ainsi il est nécessaire d’opter pour une approche réaliste des institutions démocratiques et voir en quoi non seulement elles reposent sur une interaction sans cesse plus forte des différentes composantes de droit interne, mais également sur les relations individuelles qui façonnent les comportements ultérieurs de ceux ci.

Par conséquent, même si le concept d’autoritarisme a perdu sa légitimité internationale, ce bouleversement ne s’est pas accompagné d’une modification similaire au sein des relations du pouvoir dans les Etats.

 

B)     Prégnance du concept autonome d’un syndrome autoritaire :

 

L’intégration au sein d’une globalité européenne et mondiale, imposant l’importation de modèles étrangers dans le domaine des politiques publiques, des systèmes juridiques, pousse les analystes et décideurs politiques à recourir de plus en plus à la comparaison des divers régimes politiques.

Cette approche comparative permet de délimiter un champ de recherche et de dégager des caractères communs ou différenciés afin de mieux expliquer le phénomène considéré ; ici, l’autoritarisme.

Mais surtout cela confère à la notion une autonomie sociologique qui justifie d’étudier l’autoritarisme autrement que par le biais d’autres concepts ou notions. C’est ainsi que Michel Camau et Vincent Geisser énoncent la problématique suivante : est il possible et légitime d’analyser les régimes autoritaires existants avec d’autres lunettes que celles de la démocratie ? Ils répondent par l’affirmative et nous serons tentés de faire de même après avoir dans une seconde partie, observé deux espèces assez représentatives des régimes autoritaires présents sur la planète.

Cette position repose surtout sur le constat selon lequel la démocratie et l’autoritarisme ne fonctionnent pas suivant la théorie des vases communicants : ce n’est parce que la démocratie avance que l’autoritarisme recule. Un nouveau concept émerge au fur et à mesure que les études s’enchaînent pour analyser ce phénomène. Il s’agirait d’un régime hybride, appelé « régime intermédiaire » selon le PNUD qui en recenserait 39.

Cette nouvelle forme de régime aux contours et aux délimitations flous, souligne les contradictions d’un monde en voie démocratisation.

Pourquoi donc cette notion est difficile à définir ?

Pour deux raisons, justement parce qu’elle découle de la vague de démocratisation des années 80 et 90, en ceci que la seule légitimité internationale revenant à l’idéal type de l’ « occident démocratique », les régimes autoritaires essaient de montrer patte blanche afin de monter dans le « wagon de marchandises » de la démocratie si cher à Fukuyama.

Se forment alors des régimes autoritaires libéralisés. Et nous voilà encore avec un nouveau concept lourd de dilemmes.

Et dans un second temps, peut on considérer tous les régimes autoritaires similaires ? Certes pas, trop de variables selon les situations sont à prendre en compte. Or, l’autoritarisme ressemblerait à une notion fourre tout, pour bien distinguer le régime démocratique de tous les autres existants.

Michel Camau et son confrère en arrivent donc à la conclusion que, favorisé par la pauvreté de la notion de régime autoritaire de par ses vertus explicatives et interprétatives, c’est plus d’un syndrome autoritaire qu’il nous faudrait employer pour élaborer toute recherche sociologique viable.

Les régimes autoritaires persistent donc, et l’échec international, comme dit auparavant, ne présume en rien de la mutation des relations de pouvoir au sein de ces Etats.

Il est donc essentiel de revenir sur les critères pouvant définir ce syndrome autoritaire.

Ces critères seront successivement, les idéologies, les valeurs et modes de socialisation ; les institutions (lois, instances de régulation) ; les rapports entre l’autoritarisme et le pouvoir ; les soutiens et coalitions de pouvoir portant littéralement le régime (tels les groupes d’influence et l’armée) ; les oppositions et mouvements contestataires, et enfin les mutations économiques (restructuration en un secteur privatisé, naissance d’une nouvelle classe d’entrepreneurs).

Arrivons nous à un semblant de délimitation de ce nouveau concept et au constat que l’autoritarisme est loin d’être devenu une notion désuète ou historiquement close, que nous devons nous plonger dans l’analyse conjointe de deux cas d’espèce qui illustreront bien mieux les propos antérieurement cités et énoncés.

 

 

II/ Les régimes autoritaires libéralisés, systèmes politiques stabilisés ?

 

Si les régimes autoritaires persistent, est on en droit de se demander si ils représentent des systèmes politiques stabilisés ? Peut on également se demander si l’autoritarisme repose plus sur un facteur fondamental, telle la culture, ou s’il constitue une réponse à des enjeux multiples ? Ainsi, il est non moins essentiel de survoler les contraintes externes et internes qui conduisent à un choix de régime souvent inévitable, celui de l’autoritarisme.

 

A)    La Russie, « au premier rang des démocraties occidentales »

 

Le Président Français avait qualifié la Russie de démocratie libérale, et avait célébré la stabilisation d’un monde russe. Diplomatie a courte vue ou bien nos dirigeants emploient ils des lunettes démocratiques pour étudier chaque situation, dans n’importe quel pays de la planète ?

Quoiqu’il en soit, il paraît évident que la Russie est toujours, 14 ans après l’éclatement de l’Union Soviétique, en période de transition entre démocratie et autoritarisme, multipliant les allers retours entre ces deux notions. Devrait on parler de régime transitoire ou intermédiaire, d’un syndrome autoritaire, de démocratie confisquée selon l’expression de Michel Roche ou de « nouvelle démocratie » dans un ordre international bouleversé depuis le contexte géopolitique découlant du 11 septembre 2001 ?

Un sérieux « tour de vis » paraît être enclenché en Russie par le pouvoir, mais ce fait n’est pas nouveau.

En effet, le processus de démocratisation entrepris sous Gorbatchev avait permis d'espérer que le peuple russe reprenne en main sa destinée. Mais moins de deux ans après l'effondrement du régime soviétique, Boris Eltsine impose une constitution qui accorde à la présidence l'essentiel des pouvoirs.

On assiste de plus en plus au fur et à mesure que les années passent et que le pays se reconstruit, à un contraste flagrant entre le pro-occidentalisme prôné par la direction moscovite et l’effondrement des libertés publiques à l’intérieur du pays.

Ainsi, en reprenant les critères énoncés plus haut, nous nous apercevons que les oppositions et mouvements contestataires ont nettement été remis en cause. Dans un monde où la globalisation de l’information rapproche les citoyens d’Etats éloignés de milliers de kilomètres, il est impératif pour un mouvement contestataire de se faire entendre et de pouvoir exprimer ses opinions au travers de médias indépendants. Et le meilleur vecteur est sans doute la télévision, ainsi à six mois des législatives, TVS apprend l’ordre de fermeture donné par le pouvoir exécutif à son encontre. L’offensive contre tout contre-pouvoir émergent continua sous d’autres formes puisqu’une chasse judicio-financière a été lancée contre Mickhail Khodorkosvki, dirigeant du principal groupe pétrolier et financier de Russie ; il soutenait les mouvements politiques libéraux opposés a Vladimir Poutine. Le verrouillage médiatique et des partis vont donc de concert.

« La peur est le principal moteur de la politique russe désormais » note une journaliste moscovite, si l’on excepte la montée du nationalisme (quoique celui ci puisse être discuté dans son application au sein de la société russe en tant que facteur intégrateur –Victor Il’in avec son concept d’idéologie nationale-étatique - et de la militarisation des esprits.     Concernant les autres critères du syndrome autoritaire, nous pouvons relever que la Russie connaît actuellement une redistribution de la propriété en faveur des nouvelles élites du pouvoir issues notamment de l’ex-KGB, principal groupe d’influence et soutien du pouvoir en place sans oublier l’armée à laquelle Poutine n’oublie jamais épisodiquement de lancer des appâts (déclaration récente sur les nouvelles missiles à tête nucléaire qui ont pour but manifeste de flatter l’égo des militaires russes), les lois édictées afin d’écarter toute contestation hypothétique, l’idéologie de la peur et du mensonge qui commence à devenir les deux caractères principaux du pouvoir et quant aux instances de régulation indispensables au bon fonctionnement d’un Etat de droit, sont mélangées, leurs compétences ne sont pas délimitées, et le pouvoir d'une institution dépend du prestige de son responsable et des liens de celui-ci avec le Président, le pouvoir ne dépend donc pas de la fonction mais de la personne. « Le chef de l'Etat continue de se réclamer de la " démocratie " et de "l'intérêt du peuple". S'il concentre entre ses mains le pouvoir, s'il s'efforce de dominer la Douma, c'est pour mieux faire voter les lois et les réformes économiques indispensables, expliquent ses conseillers. L'intention serait louable si le principe n'était pas vicié. Car tabler sur l'inflation du pouvoir, c'est aller tout droit vers l'abus de pouvoir. » (Laure Mandeville).                                    La dérive autoritaire est sans doute en marche accélérée, mais le contexte géopolitique mondiale conduit la communauté internationale à fermer les yeux sur la situation interne en échange d’un soutien non équivoque dans la lutte contre le terrorisme.

Après avoir étudié un cas d’espèce pour illustrer le concept de syndrome autoritaire, nous verrons dans une dernière partie quelles peuvent être les contraintes externes et internes que subissent les régimes dits autoritaires.

B)     L’autoritarisme culturel, une notion viable ?

La société arabe est bien souvent, trop souvent, considérée comme se situant en marge du processus de démocratisation. Selon certains analystes, il y aurait ce « quelque chose » qui l’empêcherait de prendre le train de démocratisation, concept défendu par Fukuyama.

Ce postulat repose sur le fait que les autoritarismes existants dans le monde arabe peuvent se prévaloir d’une longévité exceptionnelle. Ce qui interdit de les envisager simplement comme des phases transitoires, des catégories résiduelles entre l’immaturité démocratique et la dégénérescence totalitaire : ils apparaissent aujourd’hui comme des systèmes « stabilisés » qui méritent toute l’attention des spécialistes et des profanes.

Comment expliquer ce phénomène ? Beaucoup avancent l’idée d’un facteur culturel qui agirait sur ces régimes et leur interdirait toute transition. On parle alors d’une dualité « culture forte », « politique faible ». S’agirait il d’un syndrome autoritaire arabe ?

Certes, le facteur culturel est important mais n’est pas déterminant et ne présume pas de la nature finale du régime du pays considéré.

Michel Camau et Vincent  Geisser en appellent a l’exemple tunisien pour contredire ce postulat culturel ; et comme pour donner raison à Max Weber dans sa citation énoncée en début de commentaire ils excipent de leur étude sur les dynamiques du pouvoir tunisien des traits généraux aidant à la fois à mieux comprendre chaque situation analysée en fonction des pays, grâce à l’application de critères communs de reconnaissance, mais également aidant à démontrer que les traits communs ne sont que des réponses aux problèmes posés.

Ainsi les ressorts des autoritarismes tunisiens sont considérés par les auteurs non comme une "culture" mais comme une dynamique paradoxale affectant l'ensemble des relations sociales et limitant de ce fait les probabilités d'alternance. En somme, le syndrome autoritaire prend des formes différentes de réponses mais qui correspondent toutes à des processus de réaction face aux mêmes enjeux que rencontrent ces régimes, arabo musulman ou de toute autre partie du monde.

Ainsi, l’exemple de l’Ouzbékistan. Cet Etat est rentré de plein pied dans une histoire qu’il se devait d’écrire. Et souvent toutes sortes de contraintes laissent aux dirigeants des Etats fragiles des marges de manœuvres plutôt limitées. Ainsi, en Ouzbékistan, la minorité tadjik dans la vallée de Ferghana, les mouvements de contestations islamistes tels le Hizb Ut Tahrir, les menaces d’instabilité provenant de l’Afghanistan et du Tadjkistan, deux pays non encore totalement stabilisés au niveau de leur situation interne, et enfin les pressions des puissances s’ingérant dans le jeu centrasiatique, telle la Russie, mais encore les Etats-Unis, la Chine ou encore l’Iran et le Pakistan ; mettent les dirigeants face aux mêmes enjeux qui se posèrent à une époque aujourd’hui révolue pour l’Europe. La relecture de l’Islam en Ouzbékistan, le resserrement des libertés politiques et l’autoritarisme grandissant, ne sont en réalité que des réponses à des dilemmes qui naviguent entre les intérêts personnels, l’intérêt national et les forces centrifuges qui sous tendent l’ensemble. Il ne s’agit donc pas ici d’une culture islamique ou héritière du soviétisme ; ce facteur existe bien entendu, mais n’est certes pas déterminant dans la prise de décision des politiques publiques.

Un problème plus actuel va certainement se poser dans les années à venir. Il s’agira de la perte de légitimité internationale de ces régimes dits autoritaires, et qui essaient de racheter en quelque sorte un permis d’exister sur la scène internationale. Avec la lutte contre le terrorisme, l’  « occident démocratique », selon la formule de Francis Fukuyama, risque de fermer les yeux sur le syndrome autoritaire présent dans une large partie des pays : leur coopération sera primordiale, et par ce fait, la légitimité internationale antérieurement aussitôt perdue dès que le régime était unanimement reconnu de facture autoritaire, risque de devenir une notion bien plus malléable en fonction des enjeux.

Ainsi, faudra t il à l’Occident démocratique d’arrêter son train de temps en temps pour donner la chance aux Etats désireux de monter. Faut il rappeler que le train n’a jamais qu’un wagon, et que s’il existe une première classe, il en existe une seconde voire une troisième ?

 

 

Pour finir sur un ton un peu plus optimiste, nous écarterons les Etats où le système autoritaire paraît bien ancré et stabilisé pour ne parler que des régimes en transition dite « démocratique ». Ainsi, de même que les continuateurs libéraux de Robespierre, Babeuf et Blanqui ont beaucoup fait pour perfectionner les démocraties parlementaires, les dirigeants actuels de la plupart des pays de l’est européen cherchent eux aussi à perfectionner la démocratie parlementaire, mais après avoir dû passer par le centralisme démocratique. Comme l'a dit le Vaclav Havel au congrès américain, la démocratie n'est jamais achevée, mais tout le monde cherche à la perfectionner. Les Etats-Unis n'ont qu'un seul avantage, c'est celui d'avoir l'expérience de deux siècles ininterrompus sur cette voie.

                                                          Jean de Broglie

 

Bibliographie sommaire :

 
La Russie: essai d'idéologie nationale-étatique

Laure Mandeville            Russie : le verouillage 

Michel Camau et Vincent Geisser        Le syndrome autoritaire

 

 

 

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