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Le Kirghizistan n’est pas à la merci d’une contre-révolution

 

En dépit de l'agitation gouvernementale récente au Kirghizistan, les acteurs de la démocratie dans le pays ont insisté sur le fait que cette nation d’Asie centrale n'est pas vulnérable à une contre-révolution. Les chamailleries entre les branches exécutives et législatives du gouvernement se sont intensifiées depuis le début de février. Le Président Kurmanbek Bakiyev le 3 février a accusé le premier ministre d'obstruction. Le porte parole parlementaire Omurbek Tekebayev a répondu avec une tirade verbale contre le président. Après un refus, O. Tekebayev a formellement soumis sa démission le 13 février, et le parlement a accepté d’examiner la question le 20 février.

Topchubek Turgunaliev, chef du congrès démocratique d’Asie Centrale basé à Bichkek, a indiqué que la révolution au Kirghizistan, qui a commencé par l'éviction de l'ancien Président Askar Akayev, garde une assise relativement saine en dépit des luttes politiques. L'impossibilité du gouvernement à mettre en application une réforme ne signifie pas que la révolution est susceptible de subir une réaction de la part des forces soutenant l’ancien régime.

« Je ne crois pas en une mobilisation des forces contre-révolutionnaires," a déclaré Turgunaliev lors d’une conférence à New York le 10 février, commanditée par la ligue internationale pour les droits de l'homme."Il y a eu beaucoup de rumeurs lors de l’anniversaire de la révolution le 23 mars qui ont permis une escalade des mots."

Cependant, comme l’affirme Mr. Turgunaliev, le parlement actuel qui soutient plus ou moins la position de Akayev, pourrait être un obstacle à la stabilité politique du Kirghizistan jusqu'à ce que de nouvelles élections législatives soient tenues.

Le "Parlement a été la force contre-revolutionnaire la plus puissante jusqu’à présent,"  a-t-il déclaré. Turgunaliev a décrit les commentaires de Tekebayev au sujet du président comme "indignes," et a noté qu'il soutenait une pétition pour de nouvelles élections parlementaires. Il a souligné que les résultats des élections parlementaires de 2005 ont été manipulés par les soutiens d'Akayev, et le mandat du candidat premier ministre ne devrait pas être considéré ainsi valide.

Pour Turgunaliev, la réforme du système politique dont la séparation des pouvoirs est nécessaire. Celui-ci regrette que cela n’ait pas été fait lors des premiers jours de la révolution.

Enfin, Turgunaliev a également minimisé l’importance de l'introduction des règles du gouvernement de janvier sur les ONG.  Selon lui, "si Mr. Bakiyev l’avait voulu, il se serait déjà débarrassé des O.N.G".

                                                                                  Copyright © 2006 [Kabar]. Tous droits réservés