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Le Kazakhstan, tiraillee au sein de sa politique etrangere 05 octobre 2008- Lundi, le président russe, Dmitri Medvedev a de nouveau tenté de convaincre le président du Kazakhstan, dans le cadre d'un forum sur la coopération transfrontalière russo-kazakh qui se tenait à Aktioubé, au nord du pays. Apparus souriants, Dmitri Medvedev et Noursoultan Nazarbaev ont eu à coeur d'étaler leurs bonnes relations. Alors que jusqu'ici, le Kazakhstan s'était bien gardé de prendre partie dans la crise entre la Géorgie et la Russie, Noursoultan Nazarbaev a concédé, lundi, son "soutien" à la politique de Moscou dans le Caucase. Sans plus. Doté des plus grosses réserves de brut de l'espace post-soviétique après la Russie, cet émirat de la rive orientale de la mer Caspienne est dans une position inconfortable : tiraillé entre ses investissements en Géorgie et sa volonté de ne pas fâcher le voisin russe alors que 30 % des 15 millions de Kazakhs sont des Russophones. En quête de débouchés multiples pour son pétrole, l'ex-république soviétique - la plus vaste des républiques d'Asie centrale, grande comme cinq fois la France - s'est engagée à sortir une partie de sa production de brut via l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan qui contourne la Russie. Premier investisseur étranger en Géorgie, le Kazakhstan a acquis la raffinerie de Batoumi ainsi que des installations portuaires à Poti, les deux ports géorgiens du littoral de la mer Noire. La veille de la visite du président russe, le gouvernement kazakh a renoncé à construire un terminal céréalier à Poti. Cette décision "est évidemment liée aux problèmes internationaux et à la situation en Géorgie", a précisé le ministre de l'agriculture Akilbek Kourichbaev.
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