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16/03/2006 13:38:06

 

 

             

 

   Hamid Karzai part en guerre contre le trafic de drogue

 

Les nouvelles mesures anti-drogue édictées par le gouvernement Karzai depuis le début de l’année 2005 commencent à porter leurs fruits. Le Président en appelle à la résolution, le plus rapidement possible,  du problème du trafic de drogue dans la région.

 

Deux jours suivant son discours inaugural, le premier président élu d’Afghanistan, hamid Karzai, a organisé une conférence nationale sur le trafic de stupéfiants.

Il a indiqué à tous ses ministres et aux chefs locaux que la production de drogue représentait une grave menace sur le long terme à la stabilité de l’Afghanistan.

L’Afghanistan, les Etats-Unis et l’Europe sont face à un immense défi quant à stopper durablement le trafic de drogue. Cette lutte a pris de l’ampleur, particulièrement depuis le 11 Septembre, date à laquelle la drogue et le terrorisme se sont vus liés de manière intrinsèque.

« Les trafiquants de drogue et les terroristes peuvent employer les mêmes méthodes, ils sèment tous deux les graines du crime, de l’insécurité et du désespoir. De surcroît, ces deux acteurs détruisent toute démocratie et toute liberté. » indiqua, lors de cette conférence, le Président Karzai.

 

 

Une solution Afghane appuyée par la communauté internationale

 

Le gouvernement essaie de faire pression sur son allié américain et sur les alliés de l’OTAN pour les engager plus durablement dans cette campagne. Cependant, ce qui est nécessaire dans cette lutte, est le respect de l’environnement naturel et des traditions locales, afin de ne pas heurter les sensibilités et de se rallier le plus de soutiens possibles.

‘Développer une solution afghane du problème est cruciale non seulement pour la stabilité économique et politique du pays, mais également de celle de toute la région. Notre gouvernement a mobilisé les institutions religieuses et les conseils locaux pour influer notre politique dans chaque partie du territoire. Pour l’Islam, ceux qui cultivent l’opium ou ceux qui s’engagent dans une quelconque activité reliée à la drogue sont considérés comme des criminels. Invoquer ces valeurs traditionnelles est peut être un des éléments les plus importants de notre lutte anti-stupéfiants’.

 

 

Le lancement d’un plan national à grandes ambitions

 

Récemment, le gouvernement Afghan a mis en place un Ministère de la lutte anti-drogue, dont le mandat est d’améliorer la coordination entre les différentes initiatives d’éradication et de mettre en œuvre les plans de substitution économique.

En mai dernier, le gouvernement a ainsi lancé son plan de lutte anti-drogue, qui est fondé sur huit piliers : la création des institutions, une information publique plus fournie, des plans de substitution économique, le renforcement des agences de lutte, l’édiction d’un code criminel spécial, des programmes de traitement des drogués, la meilleure coordination au sein d’une coopération régionale et enfin, une politique d’éradication plus poussée.

Ce plan suppose la coopération des chefs locaux pour soutenir la mise en place de ses stratégies. Dans chaque province, le gouvernement tend à établir des conseils de district pour débattre des problèmes posés à la communauté par ce plan fédéral.

Le nouveau ministre aura pour charge de coordonner tous les efforts réalisés par le gouvernement Afghan, le Royaume uni, les Etats unis, et le bureau des Nations Unies contre le crime et le trafic de drogue.

Un nouveau fond a déjà été crée. Son but pour la fin 2005 est de favoriser les programmes de substitution à la culture du pavot. Comme l’industrie de la drogue représente près de 50 pourcent de l’activité économique du pays, il y a un réel besoin d’un soutien gouvernemental à de tels programmes. Un accroissement de l’aide internationale est également vital pour le succès d’un tel plan.

Pour que cette stratégie réussisse, il était nécessaire de mettre en place des mesures répressives plus poussées. Ainsi, de nouvelles sanctions criminelles ont été mises en application, et les forces spéciales afghanes anti-drogue seront renforcées de 750 officiers d’ici la fin de 2005. Ces forces devraient surtout être présentes dans les provinces réputées comme productrices de drogue.

Ce plan est il porté à réduire le souci principal du gouvernement en petite inquiétude conjoncturelle ? Nul ne peut le dire. Une chose est sûre, Hamid Karzai effectuera un bilan d’ici octobre 2005, et selon des sources gouvernementales, il ne peut être mauvais, sous peine de voir fondre les subsides internationaux.

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