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La Communauté des Etats Indépendants – son évolution :
8 décembre 1991 - La CEI a été créée par le Traité de Minsk, signé par les présidents russe, biélorusse et ukrainien. Elle regroupe onze des quinze anciennes républiques d'URSS en 1991. 1992 : Le traité de sécurité collective signé faisait figure de bras armé de la Communauté des Etats indépendants, luttant notamment contre le terrorisme et les mafias. 1993 : adhésion de la Géorgie ( la Géorgie a été contrainte de demander l'adhésion à la CEI en raison de la déstabilisation de la situation politique en Abkhazie dans la région de Tskhinvali). 1996 : Shangai Five (originellement pour démilitariser la frontière russo-chinoise). 1999 : Accord d’Istanbul, partie du Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE) – impliquant le retrait des forces russes présentes sur le sol géorgien et moldave. 2001 : L’Ouzbékistan entre dans le Shangai Five qui devient l’Organisation de sécurité de Shangai (OCS). octobre 2003 : traité CEI sur un centre antiterroriste commun signé entre la Russie, l’Azerbaïdjan, l’Arménie, la Biélorussie, la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Moldavie, l’Ouzbékistan et l’Ukraine. L’objectif principal de ce centre consiste à améliorer la coopération et les échanges d’informations entre les différents services de renseignement des membres de la CEI dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. 2004 : La Mongolie devient observateur de l’OCS. août 2005 : le Turkménistan décide de devenir un simple « membre associé » de la CEI. 2005 : L’Inde, le Pakistan et l’Iran deviennent observateurs de l’OCS. 2006 : L’Ouzbékistan rentre dans la CEEA. 16 juin 2006 : Le président d’Abkhazie Sergei Bagapsh déclare être en faveur d’un corps conjoint de maintien de la paix avec l’Ossétie du Sud et la Transniestrie, en cas de départ des troupes russes chargées du maintien de la paix. 24 août 2006 : L’exercice « Frontière 2006 ». 27 août 2006 : Traité signé sur la réforme de la CEI. 10 novembre 2006 : Les présidents russes et kazakhs ont demandé le report du sommet de la CIS à Minsk. On suppose que la raison non exprimée aurait été d’éviter un désaccord officiel entre les deux camps s’opposant sur le conflit Russie-Géorgie (entre les nations proches alliés de Moscou et celles cherchant à échapper à l’influence russe et à se tourner vers l’Ouest : l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie).
Bien que la CEI fut pensée à l'origine comme l'équivalent, dans l'ex-espace soviétique, de l'Union Européenne, et qu'il était prévu une intégration de plus en plus poussée, ce projet est aujourd'hui gelé, et peut être consideré comme mort-né. La CEI est essentiellement une enceinte de dialogue entre pays de l'ex-URSS, avec un contenu économique limité (nombreux accords bilatéraux de libre-échange entre les membres). Malgré l'échec observable de la CEI, certaines anciennes républiques soviétiques restent cependant groupées en matière économique via la communauté économique eurasienne et militaire via l’organisation du Traité de sécurité collective. De ce fait, une intégration à long terme "à l'européenne" n'est pas encore totalement exclue pour une partie réduite de l'ancien espace soviétique.
La Communauté économique eurasienne
Coopération militaire renforcée[1]
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[1] Caucaz.com [2] Le processus d’engagement des forces militaires ne requerrant pas l’assistance mutuelle, même choisie, comme dans celui de l’OTAN, justifierait plutôt la non-velléité agressive de l’organisation – et par là même son impuissance militaire, hors dissuasive.
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