Ce dimanche 11 février, c'est l'élection du nouveau chef de
l'Etat.
La victoire de Gourbangouly
Berdymoukhammedov, le président par intérim nommé après la
mort en décembre de Saparmourat Niazov, est pronostiqué.
Mais pour la première fois, les électeurs ont le choix entre
six candidats.
. Selon la commission électorale, 98,65 % des 2,6
millions d'électeurs avaient voté à la fermeture des bureaux
de vote, selon des données quasi définitives.
Soutenu par des personnalités importantes dans l'armée et
les services de sécurité, Berdymoukhammedov ne laisse guère
de chance à ses concurrents, tous membres comme lui du seul
parti politique autorisé, le Parti démocratique. Agé de 49
ans, dentiste de formation et parent du "guide suprême",
l'ancien ministre a rendu hommage à Niazov au cours de sa
campagne, s'engageant à agir dans la continuité de son
prédecesseur. Il a toutefois donné quelques signes
d'ouverture, proposant notamment d'offrir à la population
l'accès à Internet, de prolonger la durée de la
scolarisation et d'améliorer l'offre de soins. Pas question
par contre de supprimer la "liste noire" des citoyens
interdits de territoire, ni de libérer les nombreux
prisonniers politiques.