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16/08/2005 14:37:06 |
La presse bafoue une nouvelle fois par l Ouzbekistan
La police secrète d’Ouzbékistan a de nouveau frappée. Igor Rotar, un journaliste très impliqué dans le domaine des questions religieuses en Asie centrale a été arrêté par les autorités à sa sortie de l’avion qui l’amenait du Kirghizistan. Une manière de museler un peu plus la presse.
Des groupes de défense des droits de l’homme et la plupart des groupes médiatiques internationaux se sont opposés à la récente arrestation de Igor rotar, journaliste russe par les autorités Ouzbeks. Ils ont aussitôt, la nouvelle apprise, réclamé sa libération immédiate.
Des motifs politiques
Igor Rotar a été arrêté par les autorités de police, approximativement vers 10 heures dans la matinée du 11 Aout, dès l’arrivée de son avion à Tashkent. Il arrivait alors de Bishkek, capitale du Kirghizistan. Rotar est un correspondant travaillant pour plusieurs revues et journaux occidentaux dont Forum 18, un service d’informations portant sur les thèmes religieux.
La détention du journaliste, observent des experts, apparaît comme un moyen par le gouvernement Ouzbek de décapiter toute source indépendante d’information dans le pays. « L’arrestation a été fondée sur des motifs politiques et orchestrée au plus haut niveau » déclare Forum 18. En effet, l’arrestation a été menée par le Service d’Immigration et des Gardes frontières, sur les instructions de la police nationale secrète. Etant donné la nationalité russe de Igor Rotar, son arrestation a été notifiée à l’ambassade Russe de Tashkent.
La communauté internationale garde un œil sur l’ « affaire »
Les autorités Ouzbeks n’ont pas voulu faire de déclarations sur cette arrestation contestée dans le monde entier.
« Nous sommes préoccupés par le sort de Rotar et en appelons aux autorités Ouzbeks pour le relacher et de mettre fin à cette campagne d’harcèlement et d’intimidation contre les médias indépendants » a indiqué Alex Lupis, le coordinateur du programme Europe du Comité international de protection des journalistes. « A chaque fois qu’un journaliste est arrêté, il y a danger pour lui mais aussi pour la liberté d’expression » a souligné Rachel Denber, la directrice de Human Rights Watch pour l’Europe et l’Asie centrale. « C’est une affreuse situation, mais c’est la suite logiquedes mesures répressives entreprises par ce gouvernement contre les médias et la liberté religieuse ». L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe prend cette affaire très au sérieux, a révèlé son porte parole Richard Murphy.
Un observateur, qui a rencontré Rotar quelques heures après son arrestation, a indiqué que le journaliste ne paraissait pas avoir subi de mauvais traitements, mais était tout de même meurtri psychologiquement.
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