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L’OSCE en Asie centrale en perte de vitesse ( 23 juin 2006)
La politique se l’OSCE se heurte à une incapacité chronique en Asie centrale. Certaines des raisons qui expliquent cette incapacité s’explique par l’état des affaires publiques dans les ex républiques soviétiques : luttes internes, loyautés éparpillées, mauvaise gestion. De plus, s’ajoutent à ces lacunes des maladresses de certaines de ses employés et une incompréhension de l’organisation de Vienne à appréhender les dynamiques réelles de cette région.
Un fossé préoccupant : Les hautes autorités de l’OSCE apparaissent comme déconnectées des réalités du terrain en Asie centrale. Alors que les tensions entre l’Iran et la communauté internationale s’intensifient, le Turkménistan se retrouve dans une situation délicate. Il partage avec l’Iran 1250 kilomètres de frontières. Et il n’y a aucune indication qui laisse à penser que l’OSCE ait prévu de répondre aux conséquences d’une éventuelle guerre en Iran.
Or, si guerre il y avait, nombre de conséquences se poseraient à la région centrasiatique :
Les Etats d’Asie Centrale, en tant que membres de l’OSCE, sont dans leur droit lorsqu’ils demandent à l’organisation quel type de soutien elle serait prête à leur accorder dans un tel scénario. Dans le cas d’une incapacité de l’OSCE à répondre à de telles demandes, il est justifié de soulever la pertinence de celle-ci dans la région, alors que son intitulé « organisation de Sécurité et de Coopération en Europe » indique pourtant qu’elle a compétence pour répondre à de telles crises.
Or ni les centres de l’OSCE en Asie centrale, ni les hautes autorités à Vienne par le biais du bureau exécutif n’ont rendu public de programmes, de plans afin de protéger les Etats des menaces énoncées ci-dessus.
C’est une situation qui apparaît dès lors comme déconnectée de la réalité. Mais l’OSCE pourrait perdre davantage sa crédibilité en cas de conflit. Telle se pose la question de la pertinence de l’organisation. Deux de ses dimensions sont avancées par un expert pakistanais, membre de l’agence de presse News Central Asia: La première : si la guerre est déclarée en Iran, celle-ci affecterait nettement et directement la région centrasiatique. En d’autres termes, les pays centrasiatiques, membres de l’OSCE se trouveraient en opposition avec un autre membre de l’OSCE, les Etats-Unis (dans le cas où ils s’engageraient dans ce conflit). Comment l’OSCE devrait elle répondre à cette conflictualité entre plusieurs de ses membres ? La seconde : si les ambassades américaines de la région arrivent à utiliser les bureaux de l’OSCE afin de soutenir leurs actions, comment mettre en avant le caractère d’impartialité de l’organisation ?
L’aventurisme de l’organisation dénoncé : Des accusations se multiplient à l’encontre des bureaux régionaux de l’OSCE, qui, selon des les autorités nationales et des journaux de tendance gouvernementale, favorisent le financement de « dissidents » politiques. De plus, les liens supposés entre certains employés de l’OSCE et le personnel de l’ONG SOROS consolident la méfiance des autorités nationales. Selon les autorités centrasiatiques, leur rôle impartial et neutre est de plus en plus troublé par ces relations.
Le point de non retour L’OSCE, en tant qu’organisation essentielle dans la région, doit mieux appréhender les réalités et les enjeux qui émergent. Et le fait de reposer sur les « dissidents » et sur les ONGs telle SOROS pour obtenir des informations quant à la région, peut paraître être une stratégie assez limitée. Les autorités centrasiatiques avec les récents incidents arrivés au Turkménistan préviennent du risque de dé crédibilisation de l’organisation. D’autant plus que la région d’Asie centrale n’est plus dans la position désespérée qui était la sienne dix ans auparavant, lorsqu’elle recherchait les investissements occidentaux. La Chine, la Russie et l’Inde ont la volonté d’investir dans les républiques centrasiatiques. Et ce qui différencie ces nouveaux investisseurs internationaux des anciens, est qu’ils ne pratiquent pas une politique de pression conditionnant leurs investissements à des réformes politiques. Copyright © 2006 [News Central Asia]. Tous droits réservés.
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